Communiqué de presse

Tempête Klaus et dégâts en forêt : ne cédons pas à la précipitation !

Face à l’ampleur des dégâts en forêts occasionnés dans le sud-ouest par la tempête klaus, un plan global sera mis en œuvre pour assurer la récolte des bois abattus, leur stockage, leur valorisation et organiser la reconstitution, selon les sources gouvernementales. Réactions de FNE.

Pour FNE, la crise actuelle est plus socio-économique qu’écologique. Une fois le travail d’estimation des dommages suffisamment avancé, procédons étape par étape sans céder à la précipitation et à l’effet de panique, lequel par contre pourrait être dramatique tant d’un point de vue écologique qu’économique.

Pour Sébastien GENEST « l’urgence est à la récolte des bois et à leur valorisation maximale, mais sachons raison garder en rationalisant ce qui peut l’être, c’est-à-dire notamment en optimisant l’utilisation des équipements et investissements actuels ». En effet, il ne faudrait pas ajouter une crise à la crise. En 2000, les bois abattus par Lothar et Martin arrivaient dans une meilleure conjoncture économique avec une forte demande en construction, là c’est différent, et le stockage et la valorisation énergétique vont devenir essentiels.

En outre, sachons tirer les enseignements de notre expérience de la gestion des tempêtes de 1999 pour lesquelles beaucoup de choses ont été réfléchies, mises en œuvre, expérimentées et écrites. Vient d’être publiée une évaluation des aides financières européennes qui met en exergue les points forts & point faibles de la gestion des aides tempêtes et notamment « la précipitation excessive dans la volonté de réparer les dégâts » générant des erreurs et dommages tant économiques qu’environnementaux. Dans un souci d’efficacité et de pertinence de l’action, tirons de cette expérience récente le meilleur parti !

Pour ce qui est de l’avenir, la question est de savoir si ces perturbations climatiques seront plus fréquentes avec les changements climatiques au risque de déstabiliser la forêt. Pour François Lefèvre « il faudra réfléchir ensemble à la reconstitution la plus adaptée, la plus résiliente, la plus à même de faire face ».

Comme en 1999-2000, FNE s’associera aux acteurs forestiers pour rechercher et trouver les solutions les plus efficaces, les plus rationnelles et les plus durables.

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