Communiqué

Le pataquès politique de la taxe carbone

, par NPA

Sortie du chapeau de la commission Rocard cet été, la taxe carbone n’en finit pas de faire des vagues, y compris au sein du gouvernement et de l’UMP.

Au point que des responsables politiques des Verts et d’Europe écologie, au nom d’une soi-disant fiscalité écologique, se retrouvent contraints de témoigner en faveur de Sarkozy à l’issue de leur réception à l’Elysée.

Autant, il est juste d’avoir une politique pour lutter contre le réchauffement climatique et donc de prendre des décisions, autant la taxe carbone, telle qu’elle est envisagée aujourd’hui par le gouvernement, et quelle que soit la valeur attribuée à la tonne de CO2 est irrecevable.

Pour le NPA, mais aussi pour d’autres partis ou associations de consommateurs, il s’agit d’un hold-up fiscal qui ne dit pas son nom et qui va taxer uniquement les consommateurs, leur rendre encore plus onéreux l’accès à l’énergie et permettre au gouvernement de liquider la taxe professionnelle.

Madame Parisot, la présidente du MEDEF, a le culot, aujourd’hui, de réclamer un chèque vert pour les entreprises alors que beaucoup d’entre elles fortement émettrices de CO2 seront exclues de cette fiscalité au titre de la compétitivité économique. Elles continueront à bénéficier du droit à polluer.

A qui fera-t-on croire que les salariés, les consommateurs de ce pays, exclus des choix économiques, ont vraiment le choix du mode transport que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou péri-urbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables.

La taxe carbone, impôt supplémentaire pour les salariés et les consommateurs, ne doit pas voir le jour. Cette taxe carbone, non seulement est injuste socialement, mais de plus elle est inefficace car elle ne s’attaque pas à l’organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.

Le vendredi 4 septembre 2009


Taxe carbone, l’imbroglio

Avant les congés d’été, l’annonce du projet de taxe carbone avait soulevé quelques réticences au sein de la majorité.

C’est maintenant au tour de la gauche institutionnelle d’être percutée. A commencer par le PS.

Ségolène Royal est contre et y oppose les « voitures électriques pas chères ». Manuel Valls est pour mais veut y inclure l’électricité. Laurent Fabius vent taxer « les grands pollueurs » et Martine Aubry s’oppose à la « taxe carbone… UMP ».

Et l’UMP se paie le luxe de dénoncer le manque de conviction écologiste des dirigeants socialistes. De même, d’ailleurs, que les Verts qui reconnaissent quand même que le projet gouvernemental – par ailleurs encore flou - est « bâtard » !

Pour le NPA, cette taxe est socialement injuste dans son principe même, qui consiste à faire payer la grande majorité de ceux qui n’ont pas le choix de leur consommation d’énergie. Et écologiquement inefficace, puisqu’elle ne s’attaque pas à l’organisation capitaliste de la production et de la société, pourtant cause principale du réchauffement climatique.

Le mercredi 2 septembre 2009