NPA : en campagne pour les régionales
6 mars 2010
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 Le 14 mars, votez et faites voter pour les listes soutenues par le NPA

Si l’on en croit les sondages deux éléments marquent cette campagne, l’abstention et la poussée du PS.

Le parti des abstentionnistes a en effet le vent dans le dos. Il y a comme un air de suffrage censitaire dans le pays... C’est aisément vérifiable pour quiconque va distribuer un tract dans la rue, le désintérêt pour ce scrutin est très important. Il l’est d’autant plus chez celles et ceux ceux qui sont préoccupés à la fois par leur situation présente et par les nuages qu’ils voient s’amonceler sur leur avenir.

Pourtant, il faut le dire partout autour de nous, l’abstention ne sert que les partis qui se succèdent au pouvoir et qui portent précisément la responsabilité de la situation dans laquelle se trouvent les classes populaires. S’abstenir pour protester n’est en réalité qu’une autre façon de se résigner. Pour protester utile, il faut protester fort !

Le PS et ses listes semblent faire un tabac auprès de ceux qui vont aller voter les 14 et 21 mars. Là non plus rien de surprenant. Le ras-le-bol de Sarkozy est tel, que la volonté de lui infliger une défaite cuisante prend de l’ampleur chaque jour. Franchement, il vaut mieux ça que l’inverse. Mais il ne faut pas oublier que chaque fois que le PS exerce le pouvoir, il mène des politiques qui ne se différencient pas beaucoup de celles de la droite. C’est le PS et ses alliés qui, depuis 2004, gèrent 20 régions sur les 22. Difficile pour Martine Aubry et les présidents de ces régions de démontrer en quoi leurs administrés sont sensiblement mieux lotis que les alsaciens et les corses qui vivent dans des régions UMP. Le PS aux commandes n’a pas protégé les populations contre le rouleau compresseur de Sarkozy.

Ce sont des partis socialistes qui aujourd’hui organisent une cure d’austérité dramatique pour la jeunesse, les travailleurs et les retraités de la Grèce au Portugal en passant par l’Espagne. Alors pas de chèque en blanc au PS et à ceux qui vont s’allier avec lui. Les régionales sont une élection à deux tours. Il faut battre la droite, mais pour battre les politiques de droite, il faut une gauche de combat !

Et le NPA dans tout cela ? Même s’il y a des différences entre les régions et que l’on sent ces derniers jours une remontée au fur et à mesure que notre campagne s’amplifie, les sondages indiquent que nous ne sommes pas surs de passer la barre des 5 % nécessaire pour obtenir des élus. Cela demeure pourtant notre objectif. Il est vrai que la situation ne nous aide pas. Le vote dit « utile » en faveur des grands partis, la concurrence avec le choix de l’abstention dans la jeunesse et les classes populaires sont des éléments qui ne nous facilitent pas la tâche.

Et il y a cette décision de présenter une camarade, Ilham Moussaid, portant un foulard islamique, qui, bien qu’elle n’engage que le Vaucluse et en rien l’ensemble du NPA, a pris un ampleur nationale en raison d’une tempête médiatique qui visait à y réduire le sens de notre campagne. Parmi ceux qui se sont déchainés, on trouve les principaux dirigeants de l’UMP qui cherchent à détourner l’attention des questions sociales en attisant le racisme et l’islamophobie. Sans rapport avec l’UMP évidemment, cela a aussi jeté le trouble auprès d’une partie de nos électrices et électeurs qui semblent y avoir vu un accroc aux principes laïcs et féministes. Réaffirmons-le encore, le NPA est un parti 100 % féministe. Nous savons que le foulard est un signe d’oppression, utilisé par les trois monothéismes au long de l’histoire pour marquer la soumission des femmes, même si de n’est pas le sens qu’y donne notre camarade Ilham. Nous n’abdiquons en rien de la laïcité et n’avons pas de leçons à recevoir de partis au pouvoir qui accordent de somptueuses subventions à des lycées confessionnels.

Faire élire des anticapitalistes dans les conseils régionaux, c’est possible. Le NPA mène une campagne de terrain dynamique, sous ses propres couleurs ou en soutien à des listes unitaires qui ont pu voir le jour chaque fois que possible. Il défend un plan d’urgence pour faire face à la double crise écologique et sociale, et le décline en propositions anticapitalistes pour les conseils régionaux.

Il faut tout faire que toutes ces listes passent la barre des 5 % indispensable pour obtenir des élus. Des élus en prise avec les mobilisations sociales et écologistes. Des élus inflexibles qui voteront sans hésiter contre les choix antiécologiques, contre les budgets antisociaux, les cadeaux aux entreprises qui licencient et aux lycées privés. Des élu-e-s tenaces, qui agiront pour que les fonds publics ne soient consacrés qu’à l’action publique, les transports publics de qualité gratuits, les lycées publics.

Alors le 14 mars, votez et faites voter anticapitaliste ! Votez pour les listes soutenues par le NPA !

Fred Borras


VOTEZ ANTICAPITALISTE !

De plus en plus nombreux sont celles et ceux qui en ont ras-le-bol de l’exploitation, de la misère, du chômage, de la précarité, de la vie chère, du racisme, de la destruction de l’environnement.

Ils craignent pour leur avenir, leurs retraites. Ils refusent cette société injuste où une minorité de gros actionnaires ont la mainmise sur l’économie et sacrifient l’intérêt collectif à leur soif de profits. Ils ne veulent pas que les générations futures aient des conditions de vie pires que les nôtres. Ils veulent faire entendre leur colère, infliger un camouflet à cette droite réactionnaire et arrogante  ! Voter pour le Parti socialiste, les verts d’Europe Écologie ou leurs alliés ne le permet pas. Depuis six ans, ils gouvernent les régions sans que l’on voie la différence avec la droite. Ils sont plus préoccupés des élections présidentielles de 2012 que d’apporter des réponses aux exigences du monde du travail. Voter pour eux serait approuver leur politique passée, leur donner un chèque en blanc pour l’avenir.

S’abstenir serait laisser faire et laisser les mains libres à ceux qui sont au pouvoir ou le seront demain.Il y a une autre possibilité.

Voter pour les listes présentées et soutenues par le NPA, c’est dire qu’il y en a assez de Sarkozy et de la droite mais sans donner sa confiance au PS et à ses alliés.

C’est vouloir des élu-e-s anticapitalistes qui garderont leur indépendance politique et agiront avec l’unique objectif de défendre l’intérêt de la majorité de la population.

C’est la seule façon de dire qu’il faut l’interdiction des licenciements, la garantie d’un emploi et d’un salaire décent pour toutes et tous, une revalorisation générale des salaires et des pensions de 300 euros et pas de salaires inférieurs à 1 500 euros nets. Que cessent au niveau des régions les subventions aux entreprises comme aux écoles et lycées privées. L’argent public doit servir l’intérêt général, développer les services publics, permettre les transports gratuits...

Ce sera un geste de solidarité, un encouragement pour toutes celles et tous ceux qui résistent face à la politique du patronat et de la droite, un geste d’espoir et de dignité.

Yvan Lemaitre

* Paru dans Hebdo TEAN # 45 (04/03/10).


 LA CAMPAGNE EN HAUTE NORMANDIE

À Rouen, les militants anticapitalistes ont dénoncé l’utilisation de l’argent public. En choisissant de se déguiser en Robins des Bois dans les rues de Rouen samedi 27 février, les militants du NPA ont voulu marquer les esprits. «  Robin des Bois volait aux riches pour donner aux pauvres  », résume Christine Poupin, tête de liste NPA aux élections régionales. «  Le conseil régional fait exactement le contraire, puisqu’il dépense l’argent public pour financer des entreprises qui licencient. Par exemple, la région a donné 14, 5 millions d’euros à Total. Nous, on veut redonner l’argent public aux services publics.  »

Les manifestants masqués ont donc symboliquement pris des bourses d’argent à la Chambre de commerce et d’industrie pour les remettre au conseil régional, en n’omettant pas de faire un arrêt devant les transports urbains de l’agglomération rouennaise (TCAR)  : «  Nous défendons l’idée d’un service de transport gratuit pour tous les usagers.  »

Dans la course aux régionales, Christine Poupin n’oublie pas l’un des principaux sujets de débat  : l’énergie. Là encore, la candidate prône la mise en place d’un «  service public, loin des groupes privés  ». Elle exposera son programme lors du meeting à Rouen, le 5 mars.

Le 27 février, le NPA a organisé une action pour dénoncer les aides publiques au patron-voyou Louis Petiet, maire de Verneuil et conseiller général UMP de l’Eure. Petiet est patron de la holding BKC, société qui possède 30 entreprises. Douze militants du NPA, parmi lesquels Thierry Martin, tête de liste départementale, ont distribué un tract à la population, curieuse et intéressée. Puis ils se sont rendus devant la mairie du «  baron  » Petiet pour une conférence de presse dont France 3 Haute-Normandie s’est fait l’écho.

Louis Petiet a racheté récemment Heuliez, pour «  sauver  » les 600 emplois restants avec une promesse de 15 millions d’euros qui ne sont jamais arrivés. La région Poitou-Charentes de Ségolène Royal a directement investi 5 millions d’euros dans le capital d’Heuliez, ce qui a permis de financer les 400 licenciements du dernier PSE  ! Petiet possède également Isotherma, dont les 400 salariés n’ont pas été payés depuis fin décembre  ! Les travailleurs de l’usine du Havre ont dû se mettre en grève et manifester devant la mairie de Verneuil pour que les salaires soient versés.

Aujourd’hui, Petiet, tout en restant actionnaire minoritaire, a laissé l’affaire Heuliez entre les mains d’une autre holding, la Bright Well Holdings BV, dont la devise est «  réaliser des business actions pour les ouvrir sur de nouveaux marchés  ». Cette holding, soutenue par Christian Estrosi, est connue pour avoir promis des fonds pour construire plusieurs centrales électriques au charbon, fonds qui ne sont jamais venus…

Les travailleurs d’Heuliez ont toutes les raisons de se méfier de ce nouveau montage financier dont ils risquent encore de faire les frais.

Pour le NPA, il est temps que ces patrons voyous cessent de nuire  ! Nous proposons la récupération des aides publiques versées, l’ouverture des livres de compte et la réquisition de ces entreprises au profit des salariés, avec la constitution de fonds régionaux publics d’investissement mis à la disposition des coopératives ouvrières pour une reprise autogérée.

* Paru dans Hebdo TEAN # 45 (04/03/10).


 LIMOUSIN TERRE DE GAUCHE

Ici, pas la queue d’un Georges Frêche et pourtant une liste alliant NPA, PCF, PG, FASE, Alternatifs et décroissants a vu le jour et mène une campagne offensive. Des points de clivage auraient pu favoriser des listes concurrentes  : présence dans l’ancienne mandature de six élus PCF et proposition du PS de les reconduire dès le premier tour  ; dossiers «  chauds  » comme la LGV (ligne grande vitesse dont la région devrait payer une part importante au détriment de la ligne traditionnelle Paris-Orléans-Limoges-Toulouse)   ; subventions aux entreprises (comme «  l’avance remboursable  » à la société Sonas et sa polémique entre le président de région PS Denanot et Besancenot) et enfin l’épineuse question du rapport à l’exécutif.

La base de l’accord conclu après des discussions longues et «  musclées  », tient d’abord à la volonté de la base militante des différentes organisations. Quand la grande majorité des cadres et des élu-e-s sortants du PCF voulaient renouveler l’accord avec le PS, c’est plus de 80 % de ses militants qui se prononçaient pour des listes autonomes, démonstration que la rupture avec une cogestion socialiste «  pieds et mains liés  » est définitivement actée. Même son de cloche au NPA, lors du débat sur les régionales, la position qui prônait de ne pas faire de la question du second tour et de l’exécutif un préalable à la discussion unitaire, est votée de manière majoritaire.

Comme le souligne la charte conclue entre les différentes organisations  : «  Notre accord politique s’avérera alors possible, étant entendu que si des points de désaccord se manifestent entre les composantes de la liste (...), ils pourront se traduire par des votes différents. La liberté de vote pour chaque formation et chaque élu est un principe reconnu et admis.  » Sur l’ensemble des points du programme, c’est une véritable cohérence qui a été le fil rouge de la construction unitaire. Avec des avancées de chaque côté pour «  ne pas faire manger leur chapeau  » aux élus sortants et prendre acte que la situation sociale et politique nécessite une véritable rupture. Restait à donner une image équilibrée à cette liste et c’est un partage des têtes de listes qui a été opéré (PCF en haute-Vienne, PG en Creuse, NPA en Corrèze). La tête de liste régionale revenant au PCF. Pourquoi ce qui s’est fait ici n’a pas été possible ailleurs  ? La question reste d’actualité et c’est timidement que chaque composante au niveau national soutient cette liste atypique. Pourtant, deux meetings se sont déjà déroulés en terre limousine, le premier à Tulle avec Buffet (PC), Coquerel (PG) et Nguyen (NPA) et le second à Guéret avec Mélenchon (PG), Bessac (PC) et... Nguyen. Un troisième meeting clôturera la campagne à Limoges, avec Grond (NPA), Wurtz (PC) et Billard (PG).

Outre ces moments phares, c’est une véritable campagne de terrain alliant tractage commun et réunions décentralisées, coordonnés par l’ensemble des composantes. Même si le programme n’est pas «  assez rouge  » pour certains, si la perte d’influence élective est synonyme de recul pour d’autres, il faut remettre un peu d’humain dans cette affaire. Le constat est sans appel  : confrontation de différentes histoires et cultures politiques, respect commun et un objectif partagé, redonner l’espoir, changer les rapports de forces et proposer une alternative au capitalisme. C’est une aventure où des termes comme solidarité et fraternité reprennent des couleurs  : des couleurs rouge vif et vert foncé  !

* Paru dans Hebdo TEAN # 44 (25/02/10).


 LA CAMPAGNE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

En Languedoc-Roussillon, les nombreux propos à connotation raciste de Georges Frèche ne sont pas des dérapages et encore moins le reflet d’un prétendu parler du Sud. Il y a une volonté délibérée de séduire l’électorat d’extrême droite, assez important dans notre région qui détient depuis longtemps tous les mauvais records (chômage, précarité, pauvreté…) et où les rapatriés d’Algérie sont nombreux. Cet électorat ne s’y trompe pas puisque les sondages montrent une montée de la liste Frèche aux dépens de la droite et du FN.

Le glissement de Frèche vers la droite se fait aussi lorsqu’il exprime son accord avec Sarkozy sur de nombreux points ou lorsqu’il propose la suppression de 1 000 emplois d’agents municipaux.

Cette dérive est de même nature que celle qui a conduit Besson à devenir un des ministres de Sarkozy. Elle est le résultat d’années d’adaptation du PS au libéralisme, qui fait tomber la frontière entre la droite et la gauche.

Dans un tel contexte, le NPA a pris très tôt l’initiative pour tenter de rassembler la gauche anti-libérale et anticapitaliste. Il a d’abord fallu s’entendre sur le second tour. Pour le NPA, aucun accord n’étant possible avec Frèche, nous avons annoncé notre intention de nous maintenir au second tour, par des fusions démocratiques avec les listes de gauche non-fréchistes. Cette position est devenue celle de la liste unitaire mais le débat au sein du PCF et du Front de gauche fut sur ce sujet assez long. La seconde discussion a porté sur la nature de l’alliance à construire. Une partie du Front de gauche espérait une alliance de toute la gauche anti-fréchiste, tandis que le NPA insistait sur la rupture avec la gestion sociale-libérale, ce qui rendait impossible un accord de premier tour avec Europe Écologie ou le PS non fréchiste. Là encore, c’est cette position qui l’a finalement emportée.

Le programme de la liste unitaire intègre ainsi les questions nationales  : le Smic à 1 500 euros net, les 300 euros d’augmentation pour tous et l’interdiction des licenciements, en premier lieu dans les entreprises qui font des profits.

Le programme régional met en avant la solidarité des territoires alors que l’adaptation à la mondialisation capitaliste implique leur mise en concurrence. Cela se traduit par la défense et l’extension des services publics, le refus d’appliquer le plan campus ou de financer l’enseignement privé au-delà du minimum légal, le refus de la réforme territoriale, l’arrêt des subventions aux entreprises capitalistes afin de pouvoir aider les coopératives, les circuits courts dans l’agriculture, la reprise de leur entreprise par les salariés en lutte, etc. La solidité de l’accord conclu entre huit organisations s’est confirmée lorsque la direction nationale du PS a décidé de présenter au dernier moment une liste contre Frèche. Europe Écologie et le PS ont alors donné le spectacle lamentable de discussions de préséance tandis que notre liste a maintenu le capautour de son programme.

Une dynamique militante s’est désormais enclenché avec un meeting réunissant plus de 3 000 personnes à Montpellier fin janvier et des dizaines de réunions publiques, des dizaines de milliers de tracts distribués sur l’urgence sociale, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Cette dynamique grandissante rend crédible nos objectifs  : pouvoir se maintenir au second tour, être en tête des listes de gauche non-fréchistes, offrir au second tour une alternative contre la droite et contre Frèche. Un espoir est né  ! Les dernières semaines de campagne vont être décisives.

Voir programme de la liste sur  :
www.agauchemaintenant.fr

* Paru dans Hebdo TEAN # 45 (04/03/10).


 ILE-DE-FRANCE : UNE SEMAINE DE CAMPAGNE INTENSIVE

Lancée depuis plusieurs semaines, la campagne francilienne était marquée la semaine du 15 au 19 février par plusieurs interventions et réunions publiques d’Olivier Besancenot, tête de liste régionale, dans cinq départements.

LUNDI 15 FÉVRIER.
La semaine de la tête de liste a commencé dans les Yvelines. Une vingtaine de militants accompagné d’Olivier Besancenot et de Fabienne Lauret, la tête de liste départementale, ont diffusé des tracts appelant à la réunion publique du soir aux salariés de Renault Flins, certains répondant chaleureusement «  On est avec vous  !  ».

Puis direction Poissy La Coudraie (un quartier populaire de 600 logements sociaux datant des années 1960) pour une rencontre avec le collectif logement. Mohamed Raghoubi, le porte-parole, remercie Olivier et le NPA de sa nouvelle visite. Il raconte cette lutte emblématique et victorieuse de six années, non seulement contre la démolition de la cité mais aussi, une première en France, pour la mise en place d’un projet alternatif, étudié avec les habitants et des architectes.

En fin d’après-midi, c’est au tour des salariés de Téléperformance à Montigny-le-Bretonneux de brosser le tableau de leur lutte pleine de péripéties de huit mois contre des plans sociaux à répétition et trois récents licenciements disciplinaires (dont deux ont déjà été annulés). Une salariée syndicaliste interviendra le soir.

Pour bien terminer cette journée, une bonne centaine de personne ont assisté à la réunion publique à Trappes. Six des candidats de la liste y exposaient la situation des inégalités du département marqué par la crise automobile, les atteintes aux services publics, de l’enseignement, les combats de résistance aussi comme ceux des sans-papiers, de France Télécom, etc.

MARDI 16 FÉVRIER.
Le lendemain, en Seine-Saint-Denis, Olivier Besancenot participe à une intervention sur le thème des transports. Banderole exigeant la gratuité des transports collectifs, slogans scandés au mégaphone, diffusion de tracts et de faux tickets de métro, les militants du NPA et la tête de liste départementale ne passent pas inaperçus dans le quartier Hoche de Pantin.

Lors de la réunion publique, 180 personnes ont pu écouter des interventions en prise avec les mobilisations locales et nationales. Jeff, un des récents expulsés de Bagnolet, raconte notamment comment en quelques minutes, ils ont dû choisir d’emporter quelques affaires avant la destruction honteuse de leur habitation, destruction commandée par une mairie «  de gauche  ». Silence dans la salle. Moussa, travailleur sans papier exploité par Manpower à Montreuil, et Camille, enseignante en lycée à Aubervilliers, candidate sur la liste et gréviste depuis plusieurs jours, illustrent l’actualité des luttes sur le département. Manu Georget, venu directement de l’usine Phillips de Dreux malgré l’absence de sommeil, raconte les assemblées générales quotidiennes des salariés qui n’entendent pas laisser fermer leur usine. Quant à Cathy Billard, la tête de liste départementale, elle s’en prend directement à cette UMP qui s’est choisie comme représentant départemental un syndicaliste... policier  ! Tout un symbole.

MERCREDI 17 FÉVRIER.
«  Après l’agression d’un élève au sein de l’établissement, nous luttons pour la sécurité, mais ce n’est pas une lutte sécuritaire. Nous avons besoin de personnes formées  », déclarait Virginia Rajkoumar, enseignante de philosophie au lycée de Thiais, qui ouvrait le meeting départemental dans le Val-de-Marne. «  Pour nous la retraite, c’est au mieux à 80 ans  » poursuivait Toumani, porte-parole du collectif des sans-papiers de Vitry-sur-Seine. «  Nous travaillons depuis des années sans papiers mais nous commençons à cotiser officiellement au moment de notre régularisation. Donc si c’est à 40 ans, il nous reste 40 ans de travail  ». Ce fut ensuite au tour de Didier Poupardin, médecin à Vitry-sur-Seine poursuivi par la Caisse départementale d’assurance maladie. «  Les patients souffrant d’affection longue durée ne sont légalement remboursés à 100 % que pour les médicaments concernant cette affection.  » Mais depuis des années, ce médecin militant a décidé de mettre l’ensemble des médicaments prescrits dans la zone à 100 % et la Caisse d’assurance maladie lui réclame plusieurs milliers d’euros en remboursement de ce «  manque à gagner  ». Après des interventions sur la précarité, sur les Roms et celle de la tête de liste départementale Bila Traoré, Olivier Besancenot a conclu le meeting où les luttes étaient décidément à l’honneur. Les 200 personnes qui s’étaient déplacées en sont sorties confortées dans leur choix de voter NPA et avec un agenda militant rempli pour les prochaines semaines.

JEUDI 18 FÉVRIER.
Le département des Hauts-de-Seine ne se résume pas à Neuilly ou à Levallois-Perret, c’est-à-dire Sarkoland. Quelques jours avant la tenue de leur réunion publique ce jeudi, les comités du département avaient lancé la campagne du NPA à quelques mètres du quartier des licencieurs et profiteurs, la Défense, par une rencontre avec Olivier Besancenot en plein cœur du quartier Pablo-Picasso de Nanterre. Un quartier où perdurent le mal-logement, les transports saturés, l’exploitation des sans-papiers, les établissements scolaires en difficulté et comme partout ailleurs le nombre de chômeurs, de précaires qui ne cessent d’augmenter.

Avec la tête de liste départementale Armelle Pertus, quelques jours plus tard, a donc eu lieu la réunion publique départementale avec Olivier Besancenot, à Nanterre dans le quartier populaire des provinces françaises. 140 personnes ont entendu notamment Mina des jeunes du NPA et Laurent, gréviste chez ED. Le débat a porté en vrac sur la lutte dans l’Éducation nationale, les associations locales privées de subventions, les projets d’extension de la Défense (toujours au bénéfice des mêmes) et s’est conclu sur la nécessité de s’organiser. Tout un programme.

VENDREDI 19 FÉVRIER.
Enfin, pour clore une semaine bien remplie, Olivier Besancenot est venu passer l’après-midi et la soirée à Garges-lès-Gonesse dans le Val-d’Oise, une des villes les plus pauvres de France dans la région la plus riche... Guidé par Badia Chouraki, militante associative à Garges et candidate sur la liste NPA du Val-d’Oise et Omar Slaouti, tête de liste départementale, accompagné d’autres militants du NPA mais aussi associatifs et syndicaux, Olivier Besancenot s’est rendu dans le quartier Nord de la ville à la rencontre de la population, pendant qu’un tract sur les transports était distribué à la gare RER, très fréquentée à cette heure.

Environ 130 personnes ont participé dans la soirée à une réunion publique, pour la plupart des habitant(e)s gargeois qui subissent au quotidien la brutalité de la crise du capitalisme et du gouvernement Sarkozy (chômage, précarité, discriminations, démantèlement des services publics, contrôles policiers incessants…). Une assistance chaleureuse et très sensible aux interventions des orateurs, notamment quand elles touchaient à l’antiracisme, à la solidarité avec les sans-papiers, avec le peuple palestinien ou à la défense intransigeante de nos acquis sociaux.

Correspondants

* Paru dans Hebdo TEAN # 44 (25/02/10).


Mis en ligne le 8 mars 2010
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