Après Cologne : Combattons le viol, l’arme de guerre du système patriarcal

Le 31 décembre, dans plusieurs villes allemandes, des centaines de femmes ont été
sexuellement agressées. Nous exigeons justice pour ces femmes. Les violeurs, les harceleurs, les agresseurs - peu importe leur couleur, leur origine géographique ou leur religion - sont des criminels, violents, machistes, misogynes, meurtriers, des salopards. Ils sont entièrement responsables de leurs actes.

Nous exigeons aussi la transparence sur les événements qui ont permis de tels agissements, sur les responsables à tous les niveaux. Le service d’ordre, la police, l’armée, où étaient-ils en ces temps où les menaces d’attentats sont si présentes ? Pourquoi un tel rassemblement n’a-t-il pas été entouré de mesures de sécurité ? Les participants à ce rassemblement n’ont-ils rien vu ? Pourquoi n’ont-ils pas réagi ?

SILENCE ON VIOLE semble avoir été la pensée collective en cette tragique nuit du nouvel an 2016. Il est clair que les mesures de sécurité ne sont pas faites pour protéger les femmes.

Mais aussi, que de manipulations autour de ces horribles agressions :

- Manipulation sans doute dès le départ, dans l’organisation des groupes d’agresseurs. Ce n’était pas une action spontanée. Cela ressemble fortement à une organisation préparée.

Mais par qui ? La réponse à cette question nous aiderait à comprendre à la fois les enjeux et les responsabilités.

- Manipulation des populations pour attiser des haines racistes, xénophobes, sans aucune prise en compte des dommages, des violences subies par les femmes.

- Manipulation des médias pour qui l’information et la défense des femmes victimes de violences importent moins que le populisme sensationnel

Les femmes sont toujours l’enjeu de toutes les horreurs commises par les fascistes, par les machistes, les virilistes et autres formes de la domination masculine. Ne les laissons pas s’accaparer nos vies et utiliser les violences que nous subissons au profit de leur idéologie destructrice.

Marche mondiale des femmes (MMF), France, 20 janvier