Pour Neues Deutschland « Les gauches européennes plus désunies que jamais”

“Mélenchon-Tsipras, bons camarades de classe, c’est du passé”, titre Neues Deutschland (ND), avant d’ajouter que “le Parti de gauche (PG) français tourne le dos à la Gauche européenne.” Le quotidien berlinois proche de Die Linke – gauche radicale allemande – déplore la décision prise par le parti de Jean-Luc Mélenchon au congrès de Villejuif le 1er juillet de quitter le Parti de la gauche européenne, créé en 2004, qui regroupe plusieurs formations de gauche en Europe.

Ce refus proclamé de cohabiter “avec des partis qui soutiennent la politique d’austérité de l’Union européenne […] vise directement Syriza”, le parti d’Alexis Tsipras au pouvoir à Athènes, que Mélenchon voulait déjà exclure en janvier. “C’est du réchauffé”,lâche NDavant de commenter : “Les gauches en Europe n’avaient vraiment pas besoin de ça. [À la veille des élections européennes de mai 2019], cela les rend encore plus désunies, encore moins compréhensibles. Et ce au moment où la droite est à l’offensive dans des pans entiers du continent. […] Ce départ ne résout aucun problème, il en crée de nouveaux.”

Ce sont donc trois formations politiques différentes qui iront à la pêche aux voix en mai 2019, rappelle le quotidien : le traditionnel Parti de la gauche européenne, le projet DiEM 25 mené par l’ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, ainsi qu’une troisième composante regroupant la France, l’Espagne, le Portugal et les Scandinaves. Reste à savoir si cet éclatement politique se reflétera au niveau du Parlement européen : actuellement, le groupe parlementaire Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), constitué en 2014 avec 52 eurodéputés, rassemble toutes les sensibilités.


Neues Deutschland

Abonnez-vous à la Lettre de nouveautés du site ESSF et recevez chaque lundi par courriel la liste des articles parus, en français ou en anglais, dans la semaine écoulée.