Insectes des Beaumonts (Montreuil, Seine-Saint-Denis)

Les hyménoptères du parc des Beaumonts - I - Symphytes, apocrites (térébrants...) et fourmis

, par ROUSSET Pierre

L’ordre des hyménoptères (Hymenoptera) inclus les symphytes, apocrites (térébrants ou guêpes parasites...), fourmis, abeilles, guêpes sociales et frelons.

Comme toujours, André Lantz est largement mis à contribution. L’aide maintenant apportée par Quention Rome, responsable « Frelon asiatique & Hyménoptère » du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) permettra d’améliorer considérablement cette page. Merci à eux.

Cette page n’est qu’une première ébauche, destinée à être retravaillée et complétée.

L’ordre des hyménoptères est représenté sur tous les continents sauf l’Antarctique. Il comprend un grand nombre d’espèces : plus de 11000 décrites en Europe, peut-être des millions dans le monde dont la majorité restent inconnus ou à décrire.

Il est souvent impossible de déterminer précisément une espèce sur la base d’une photo – il faut alors d’en tenir à la famille ou au genre.

Les hyménoptères sont des insectes holométaboles : leur cycle de vie est complexe, passant des œufs à l’état de larve à celui de nymphe, puis d’adulte (imago).

Leur taille est comprise entre 0,1 mm et 10 cm.

Ils sont pourvus de quatre ailes membraneuses couplées en vol.

Pour se nourrir, ils possèdent des pièces buccales du type broyeur-lécheur, lécheur-suceur : il s’alimentent de matière liquide.

La tête est séparée du thorax par un cou très mince et très mobile. Le thorax est composé de trois segments. Dans la grande majorité des cas, l’abdomen présente un fort rétrécissement entre le premier et le deuxième segment : c’est la « taille de guêpe ». Le premier segment est ainsi « rattaché » au thorax.

La coloration est très variées. Elles ressemblent parfois à des guêpes, ce qui serait un moyen de se protéger de prédateurs.


 SOUS-ORDRE DES SYMPHYTES

Synonymes : Hyménoptères tenthrédoïdes, mouches à scie

Particularités, à la différence des autres hyménoptères, ils ne présentent pas d’étranglement entre le thorax et l’abdomen.

Les femelles portent à l’extrémité de l’abdomen un ovipositeur (long appendice leur permettant déposer leurs œufs) aplatit latéralement et au bord généralement en dent de scie (d’où le nom de mouches à scie).

Leurs larves sont phytophages (elles se nourrissent de matière végétale) et ressemblent à première vue à des chenilles de papillon, mais comptent davantage de fausses pattes. On les désigne parfois par « fausses chenilles ». Elles se développent sur ou à l’intérieur des plantes (surtout les feuilles).

Plus de 1000 espèces en Europe regroupées en 5 familles.

FAMILLE DES TENTHREDINIDES

La plus riche en espèces des symphytes.

Large taille. Coloration très variée.


Tenthredo temula

Assez facilement reconnaissable parmi les nombreuses espèces que compte ce groupe d’hyménoptère.

Les adultes peuvent de nourrir de pollen mais aussi chasser quelques petits insectes.

Les larves de cette espèce consomment le Troène et l’Origan.

Tenthredo temula, parc des Beaumonts, 30 avril 2019. Cliché André Lantz.


Une tenthrède spe, Tenthredo du groupe marginella

Une tenthrède spe, Tenthredo marginella (groupe), parc des Beaumonts, 28 août 2018. Cliché André Lantz.


Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 2 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.


Une tenthrède spe

Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 10 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.


Une tenthrède spe

Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 15 mai 2017. Clichés Pierre Rousset.


Une tenthrède spe

Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 23 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.


Une tenthrède spe

Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 28 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.


Une tenthrède spe

Une tenthrède spe, parc des Beaumonts, 1er juin 2017. Cliché Pierre Rousset.


 SOUS-ORDRES DES APOCRITES

Section des Térébrants (guêpes parasites)

Famille des Ichneumonidés, Ichneumonidae

Un groupe très diversifié de guêpes parasitoïdes : les œufs sont pondus dans ou à côté du corps d’un hôte : insecte (larve), araignée, galles... dont les larves se nourriront. L’hôte ne survit pas, d’où l’adjectif « parasitoïdes ». En effet, un parasite vit au dépend de son hôte, mais ne le tue pas.


Un Ichneumon, parc des Beaumonts, 2 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.

Guêpe parasitoïde de la sous-famille des Ichneumoninae, c’est le vrai ichneumon.


Un Ichneumonidés, parc des Beaumonts, 2 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.

Il est probablement de la sous-famille des Cryptinae, mais sans certitude.


Le sphégien noir à ailes fumées, Isodontia mexicana

Synonyme : Guèpe mexicaine

Une guêpe sphéciforme ou guêpe-abeille, qui sont en fait des abeilles primitives et prédatrices. Celles-là chassent les orthoptères. Elle est exotique envahissante et originaire du Mexique.

De nombreux individus ont été notés au parc en 2010 (quid avant ?). Espèce d’origine nord-américaine récemment apparue dans nos contrées. Il semble que ce ne soit que depuis 2006 que des données sont rapportées en région parisienne, puis dans l’ouest de la France (Loire Atlantique), en Ile-et-Vilaine depuis 2007 (Rennes) et, depuis 2008, dans le sud-ouest de la France (Y. Barbier).

Le sphégien noir à ailes fumées, Isodontia mexicana, parc des Beaumonts, 30 juin 2015. Cliché Pierre Rousset.

Le sphégien noir à ailes fumées, Isodontia mexicana, parc des Beaumonts, 29 avril 2019. Cliché Pierre Rousset.

Le sphégien noir à ailes fumées, Isodontia mexicana, parc des Beaumonts, 3 juillet 2017. Cliché Pierre Rousset.


Crossocerus spe

Famille des Crabonidae, sous famille des Craboninae.

Sphégien, du genre Crossocerus, impossible d’identifier l’espèce sans tuer le spécimen. Ce sont des prédateurs de mouches, des petits diptères.

Tête subquadrangulaire, insertions antennaires contiguës, ocelles en triangle équilatéral, gastre noir.

Crossocerus spe, parc des Beaumonts, 16 mai 2019. Clichés Pierre Rousset.


 FAMILLE DES FORMICIDES, FOURMIS

A de rares exceptions parasites près, les fourmis sont des insectes sociaux. Elles forment des sociétés permanentes où une ou des reines (femelles complètement développées) règnent sur une colonie de nombreuses ouvrières (femelles atrophiées) et, parfois, des soldats (femelles atrophiées dotées d’une grosse tête et de fortes mandibules). Les mâles n’apparaissent qu’à certaines périodes et sont généralement volant. Ils meurent après la fécondation d’une reine.

Un ou deux étranglements de l’abdomen (très mobile), entre le thorax et l’abdomen (gastro).

Formicidae

Sous-famille‎ : ‎Formicinae

Lasius emarginatus

Lasius emarginatus, rue Ferrer, sur un mur, aux pieds du parc des Beaumonts, 5 mai 2017. Cliché Pierre Rousset.

Lasius emarginatus, parc des Beaumonts, 1er mai 2019. Cliché Pierre Rousset.

Cette espèce de fourmi, Lasius emarginatus, est très fréquente en ville et sur les bords des routes, vivant probablement à l’origine dans les pierriers.


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