Covid 19 : Amazon Workers International Common Statement

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 Covid 19 : Amazon Workers International Common Statement

https://amworkers.wordpress.com/2020/03/24/amazon-workers-international-common-statement/

While the Corona pandemic has already killed thousands of people and will kill many more, Amazon warehouses continue to operate 24/7.

Governments around the world order social distancing, but at the same time they force workers to continue to work.

Amazon packages flow through cities that, due to the high spread of the virus, have been sealed off from the rest of the world.
In countries where the public is prohibited from gathering, Amazon is allowed to operate as a “state within the state”, free to endanger and exploit us, while we continue to work by the thousands in enclosed spaces.
Subcontracted truck drivers and couriers – the veins of our global economy – move the virus between warehouses. Uncountable totes pass between worker hands and facilities. In effect, Amazon forces workers to risk infecting each other and then bringing the virus home to our families, allowing for its further spread.

This crisis has heavily affected all workers (not just us at Amazon). Some workers like nurses or supermarket workers don’t even get proper protective gear!
The states of emergency supposedly meant to contain the pandemic are also an attempt to criminalize even the smallest protests and pickets.
These policies give the government tools to silence workers, who see that Amazon’s irresponsible policies are facilitating the spread of the virus.

But even if Amazon forces us to continue working in close proximity, at an ever-increasing tempo of work and often without healthcare protections, last week thousands of us organized in protest.
We protested against the company’s attempt to profit from this crisis while putting our health at risk.
We protested in Poland and in Spain, we went on strike in Italy, in France and in New York.
We showed that it is possible everywhere to fight for our health and our lives and that we won’t stop.
Amazon should also know that a wage raise, different from one country to another as if our lives had different prices according to their nationality, will not be enough to buy our health and safety.

We, Amazon workers from across the world, will not remain silent while our bosses‘ greed and governments‘ cowardice endangers us all.
We call on workers everywhere to stay safe and practice social distancing, but, at the same time, to organize, protest, and be prepared to fight back!

 We demand:

- The immediate closure of Amazon warehouses until this coronavirus pandemic is declared over by the World Health Organization.
During this shutdown, Amazon must pay all workers their full salary.

- That Amazon give $20 Billion to the public health systems of countries where Amazon has operations.

-  Until Amazon closes down its warehouses, the company must provide paid sick leave for all workers who are sick, in quarantine, need to care for loved ones, or who need to care of children due to school closures.
Until Amazon closes its warehouses, Amazon workers must receive hazard pay.

- Until Amazon closes its warehouses, there must be no write-ups or firings related to Rates or Time Off Task so that workers may prioritize safety over productivity in these hazardous workplace conditions.

- Until Amazon closes its warehouses, the company must reduce working time at its warehouses, without reducing wages.
Workers need more paid time off to allow us to fulfill our basic needs and to deal with the impact of Corona on our lives.

March 22, 2020, Amazon Workers International

 Covid 19 : Déclaration commune d’Amazon Workers International

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article52573

https://amworkers.wordpress.com/2020/03/24/amazon-workers-international-declaration-commune/

Alors que la pandémie du Coronavirus a déjà tué des milliers de personnes et en tuera beaucoup d’autres, les entrepôts d’Amazon continuent de fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Les gouvernements ordonnent une distanciation sociale, mais en même temps ils obligent les travailleurs à continuer à travailler.

Les colis d’Amazon transitent par des villes qui, en raison de la forte propagation du virus, ont été isolées du reste du monde.
Dans les pays où il est interdit au public de se rassembler, Amazon est autorisé à fonctionner comme un “État dans l’État”, libre de nous mettre en danger, nous qui continuons à travailler par milliers dans des espaces clos.
Les chauffeurs de camion et les coursiers sous-traitants – les rouages de notre économie mondiale – déplacent le virus entre les entrepôts. En effet, Amazon oblige les travailleurs à risquer de s’infecter mutuellement et de ramener ensuite le virus dans nos familles, ce qui permet sa propagation.

Cette crise a fortement touché l’ensemble des travailleurs (et pas seulement nous chez Amazon). Certains comme les infirmières ou les employés des supermarchés ne portent même pas d’équipement de protection adéquat !

Les états d’urgence censés contenir la pandémie sont également une tentative de criminaliser les plus petites protestations et les piquets de grève.
Ces politiques donnent au gouvernement des outils pour nous faire taire, nous qui constatons que les politiques irresponsables d’Amazon facilitent la propagation du virus.

Mais même si Amazon nous oblige à continuer à travailler dans des conditions de promiscuité avec un rythme de plus en plus soutenu et souvent sans protection sanitaire, la semaine dernière, des milliers d’entre nous se sont organisés pour protester.
Nous avons dénoncé la tentative de l’entreprise de tirer profit de cette crise tout en mettant notre santé en danger.
Nous avons protesté en Pologne et en Espagne, nous avons fait grève en Italie, en France et à New York.
Nous avons fait la démonstration qu’il est possible partout de se battre pour notre santé et notre vie et que nous ne nous arrêterons pas.
Amazon doit aussi savoir qu’une augmentation de salaire, différente d’un pays à l’autre comme si nos vies avaient des tarifs différents selon les nationalités, ne suffira pas à acheter notre santé et notre sécurité.

Nous, travailleurs d’Amazon du monde entier, ne resterons pas silencieux alors que la cupidité de nos patrons et la lâcheté des gouvernements nous mettent tous en danger.
Nous appelons les travailleurs du monde entier à rester en sécurité et à pratiquer la distanciation sociale, mais, en même temps, à s’organiser, à s’opposer et à être prêts à riposter !

 Nous exigeons :

- La fermeture immédiate des entrepôts d’Amazon jusqu’à ce que cette pandémie de coronavirus soit déclarée achevée par l’OMS.
Pendant cette fermeture, Amazon doit verser à tous les travailleurs leur salaire intégral.

- Qu‘Amazon verse 20 milliards de dollars aux systèmes de santé publique des pays où la compagnie est présente.

- Jusqu’à ce qu’Amazon ferme ses entrepôts, la société doit accorder des congés de maladie payés aux travailleurs qui se retrouvent malades, en quarantaine, qui doivent s’occuper de leurs proches ou qui doivent s’occuper de leurs enfants en raison de la fermeture des écoles.
Jusqu’à ce qu‘ Amazon ferme ses entrepôts, les travailleurs doivent recevoir une prime de risque.

- Comme Amazon ne ferme pas ses entrepôts, les primes d’assiduité ne doivent plus être appliquées afin que les priorités reviennent à la sécurité plutôt qu’à la productivité dans ces conditions de travail dangereuses.

- Tant qu’Amazon ne ferme pas ses services, l’entreprise doit réduire le temps de travail dans ses entrepôts, sans réduire les salaires. En tant que travailleurs il nous faut désormais plus de temps libre afin de satisfaire nos besoins fondamentaux et de faire face à l’impact du Coronavirus sur nos vies.

Amazon Workers International, 22 mars 2020


NB: “Amazon Workers International” n’entend pas être un “nouveau syndicat” ou un “nouveau regroupement syndical” au sein d’Amazon, mais plutôt être l’expression d’un “réseau” ou d’un “courant” anticapitaliste au sein d’Amazon et qui regroupe à la fois des syndicats, des collectifs de travailleurs ainsi que des collectifs de soutien.

 Covid 19 : Amazon Workers International: Erklärung in Zeiten der Corona-Virus-Pandemie

https://amworkers.wordpress.com/2020/03/24/amazon-workers-international-erklarung-in-zeiten-der-corona-virus-pandemie/

Während die Corona-Virus-Pandemie bereits tausende Menschenleben gekostet hat und noch viele weitere kosten wird, bleiben die Amazon-Lager rund um die Uhr in Betrieb.

Regierungen ordnen einerseits Kontaktsperren bzw. social distancing an, andererseits zwingen sie die ArbeiterInnen zur Fortsetzung der Arbeit.

Amazon-Pakete werden weiter in Städte geliefert, die aufgrund der hohen Verbreitung des Virus vom Rest der Welt abgeschottet wurden, wodurch die LieferantInnen erhöhter Gefahr ausgesetzt sind..
In Ländern, in denen es in der Öffentlichkeit verboten ist, sich zu versammeln, darf Amazon wie ein „Staat im Staat“ agieren und genießt weiter alle Freiheiten des Marktes, während wir als ArbeiterInnen in geschlossenen Räumen zu Tausenden gefährdet werden. LKW-FahrerInnen und Kuriere, die meist für Subunternehmen tätig sind, transportieren das Corona-Virus zwischen den Lagern. Nicht nur riskiert Amazon, dass wir, die ArbeiterInnen, selbst angesteckt werden, sondern auch dass unsere Familien sich infizieren. Auf diese Weise verbreitet sich der Virus immer weiter in die Gesellschaft.

Nicht nur uns bei Amazon hat diese Krise schwer getroffen, sondern alle ArbeiterInnen. Einige ArbeiterInnen wie Krankenhaus- oder SupermarktmitarbeiterInnen erhalten nicht einmal eine angemessene Schutzausrüstung!
Über die Notfallmaßnahmen, die angeblich nur die Pandemie eindämmen sollen, werden zugleich auch Proteste und Streikposten kriminalisiert, weil diese den Kontaktbegrenzungen unterliegen.
Sie geben der Regierung Mittel an die Hand, um uns zum Schweigen zu bringen, während wir zusehen müssen, wie die verantwortungslose Politik Amazons die Verbreitung der Corona-Viren begünstigt.

Aber selbst wenn Amazon uns zwingt, weiterhin in unmittelbarer Nähe zueinander, in einem immer höheren Arbeitstempo und oft ohne Gesundheitsschutzmaßnahmen zu arbeiten, haben sich in der vergangenen Woche Tausende von uns zu Protesten organisiert.
Wir haben gegen den Versuch des Unternehmens protestiert, von dieser Krise zu profitieren und dabei unsere Gesundheit zu gefährden.
Wir haben in Polen und Spanien protestiert. In Italien, Frankreich und New York sind wir in den Streik getreten.
Wir haben gezeigt, dass es überall möglich ist, für unsere Gesundheit und unser Leben zu kämpfen. Wir haben gezeigt, dass wir nicht aufhören werden. Amazon sollte außerdem wissen, dass eine zeitweise Lohnerhöhung, zudem von Land zu Land unterschiedlich, als ob unser Leben je nach Wohnort unterschiedlichen Wert hätte, nicht ausreichen wird, um unsere Gesundheit und unsere Sicherheit zu erkaufen.

Wir, Amazon-ArbeiterInnen aus der ganzen Welt, werden nicht schweigen, während die Gier unserer Bosse und die Feigheit einiger Regierungen und Behörden uns alle gefährden.
Wir rufen die Arbeiterinnen und Arbeiter weltweit dazu auf, ihre Mitmenschen und sich selbst zu schützen und Abstand zu halten, sich aber gleichzeitig zu organisieren, zu protestieren und bereit zu sein, zurückzuschlagen!

 Wir haben 6 Forderungen an Amazon!

- Wir fordern die sofortige Schließung aller Amazon-Warenlager und -zentren bei voller Lohnfortzahlung für alle ArbeiterInnen, bis die Weltgesundheitsorganisation WHO das Ende der Pandemie erklärt hat!

- Amazon gibt einen Teil der Milliardengewinne, die von uns in den letzten Jahren erarbeitet wurden, an die Gemeinwesen zurück. Dafür sollen die öffentlichen Gesundheitssysteme der Länder, in denen Amazon tätig ist, mit 20 Milliarden Dollar unterstützt werden!

-  Bis zur Schließung der Amazon-Lager und -zentren verpflichtet sich das Unternehmen weltweit, voll bezahlte Freistellung zu gewähren für
ArbeiterInnen, die krank und/oder in Quarantäne sind,
ArbeiterInnen, die sich jetzt um Angehörige kümmern müssen,
ArbeiterInnen, die aufgrund von Schließung von Kinderbetreuungseinrichtungen & Schulen ihre Kinder selbst betreuen müssen!
Bis zur Schließung der Amazon-Lager und -zentren verpflichtet sich das Unternehmen, den ArbeiterInnen eine Gefahrenzulage zu zahlen!

- Bis zur Schließung der Amazon-Lager und -zentren verzichtet das Unternehmen auf Sanktionen gegen ArbeiterInnen, die Produktivitätsvorgaben deswegen nicht erreichen, weil sie sich an dem gefährlichen Arbeitsplatz um die Einhaltung von Hygienestandards für kümmern!

- Bis zur Schließung der Amazon-Lager und -zentren reduziert das Unternehmen die Arbeitszeit, ohne die Löhne und Gehälter zu kürzen. ArbeiterInnen benötigen diese bezahlte Freistellung, um sich auf die Auswirkungen des Corona-Virus auf ihr Leben einstellen zu können.

Amazon Workers International, 22. März 2020

 Amazon Workers International: Dichiarazione comune

https://amworkers.wordpress.com/2020/03/24/amazon-workers-international-dichiarazione-comune/

Mentre la pandemia da Coronavirus ha ucciso e continuerà a uccidere migliaia di persone, i magazzini di Amazon continuano a funzionare 24 ore su 24 e 7 giorni su 7.

I governi impongono il distanziamento sociale, ma al tempo stesso costringono lavoratori e lavoratrici a continuare a lavorare.

I pacchi di Amazon continuano ad attraversare le città che a causa della diffusione del virus sono ormai sigillate per tutti gli altri.
Nei paesi in cui sono proibiti gli assembramenti, si permette ad Amazon di agire come “uno Stato nello Stato”, libero di metterci in pericolo e di continuare a farci lavorare a migliaia in spazi chiusi.
Camionisti e corrieri – le arterie della nostra economia globale – portano il virus da un magazzino all’altro. Amazon costringe i lavoratori a rischiare di infettarsi l’un l’altro e di portare poi il virus nelle loro case e passarlo ai loro familiari, diffondendolo ulteriormente.

Questa crisi sta pesantemente danneggiando tutti i lavoratori, non solo di Amazon, a partire dai commessi dei supermercati e dalle infermiere a cui spesso non vengono neanche forniti i dispositivi di protezione. In più, lo stato di emergenza dichiarato in molti paesi per arginare la pandemia viene usato per criminalizzare tutte le proteste e i picchetti.
Queste politiche danno ai governi lo strumento per silenziare chi come noi vede che l’irresponsabilità delle politiche di Amazon sta facilitando la diffusione del contagio.

Ma nonostante Amazon ci costringa a continuare a lavorare vicini l’uno all’altro, a ritmi di lavoro crescenti e spesso senza protezioni sanitarie, la scorsa settimana migliaia di noi si sono organizzati per scioperare.
Abbiamo protestato contro il tentativo dell’azienda di approfittare della crisi mettendo a rischio la nostra salute.
Abbiamo protestato in Polonia e in Spagna, abbiamo scioperato in Italia, in Francia e a New York.
Abbiamo dimostrato che è possibile ovunque lottare per la nostra salute e le nostre vite e che non ci fermeremo.
Amazon deve sapere anche che un aumento di salario, differenziato da un paese all’altro come se le nostre vite avessero un valore diverso a seconda della loro nazionalità, non basterà a comprare la nostra salute e la nostra sicurezza.

Noi, lavoratori e lavoratrici di Amazon di tutto il mondo, non rimarremo in silenzio mentre l’avidità dei padroni e la codardia dei governi ci mettono in pericolo.
Invitiamo lavoratori e lavoratrici dappertutto a stare al sicuro e a praticare il distanziamento sociale, ma al tempo stesso, a organizzarsi, a protestare e a prepararsi a lottare!

 Chiediamo:

- Che Amazon chiuda immediatamente i suoi magazzini fino a quando l’Organizzazione mondiale della sanità non dichiarerà la fine della pandemia da coronavirus. Durante questa chiusura, chiediamo che Amazon paghi a tutti i lavoratori il loro intero salario.

-  Che Amazon doni 20 miliardi di euro ai sistemi sanitari dei paesi in cui opera.

- Che finché Amazon non chiude i magazzini, dia periodi di malattia pagati alle lavoratrici e ai lavoratori che sono contagiati, che sono in quarantena, che devono prendersi cura dei loro cari o dei loro bambini a causa della chiusura delle scuole.
Che finché Amazon non chiude i magazzini, i lavoratori ricevano un’indennità di rischio.

- Che finché Amazon non chiude i magazzini, non vengano implementati i controlli sulla produttività e sulla durata delle pause in modo che i lavoratori possano dare la priorità alla propria sicurezza rispetto alla produttività, date le condizioni di rischio presenti nel magazzino.

- Che finché Amazon non chiude i magazzini, l’azienda riduca l’orario di lavoro senza ridurre i salari, perché abbiamo bisogno di più tempo libero per occuparci dei nostri bisogni fondamentali e per fare i conti con l’impatto del coronavirus sulle nostre vite.

22 Marzo 2020, Amazon Workers International

 Medzinárodní pracujúci Amazonu: Spoločné vyhlásenie

Pandémia koronavírusu už zabila tisíce ľudí a zabije mnoho ďalších. Distribučné centrá Amazonu však bez prestávky pracujú.
Vlády ľuďom nariaďujú, aby od seba udržiavali odstup, no zároveň nútia pracujúcich, aby naďalej pracovali.

Balíky Amazonu plynule prechádzajú aj tými mestami, ktoré boli pre šírenie vírusu uzavreté do karantény. Aj v krajinách, kde platí zákaz verejného zhromažďovania, Amazon ďalej funguje ako akýsi „štát v štáte“, a naďalej ohrozuje nás, ktorí v tisícoch pracujeme v uzavretých priestoroch. Externí vodiči nákladných áut a kuriéri – tieto cievy globálnej ekonomiky – presúvajú vírus naprieč skladmi.
Amazon núti pracujúcich, aby riskovali, že sa nakazia a prinesú infekciu domov, k svojim rodinám, čo umožní jej ďalšie šírenie.

Súčasná kríza tvrdo dopadá na všetkých pracujúcich (nielen na nás v Amazone). Niektorí, napríklad zdravotné sestry alebo zamestnanci supermarketov, nemajú ani poriadne ochranné prostriedky!

Stavy núdze, ktoré boli vyhlásené, mali vraj zabrániť pandémii, no zároveň slúžia na kriminalizáciu aj tých najmenších náznakov protestu či štrajkov.
Táto politika slúži vládam ako nástroj na to, aby nás umlčali – nás, ktorí vidíme, že nezodpovedný postoj Amazonu uľahčuje šírenie vírusu.

No hoci Amazon nás naďalej núti pracovať v tesnej blízkosti, v čoraz väčšom tempe a často bez ochranných pomôcok, minulý týždeň sa tisíce z nás zorganizovali a protestovali. Protestovali sme proti snahe firmy profitovať z tejto krízy bez ohľadu na naše zdravie.
Protestovali sme v Poľsku a Španielsku, štrajkovali sme v Taliansku, Francúzsku a New Yorku.
Ukázali sme, že všade sa dá bojovať za naše zdravie a životy, a že s tým neprestaneme.
Amazon by tiež mal vedieť, že naše zdravie a bezpečnosť sa nedajú kúpiť za zvýšenie miezd – ktoré sa navyše v rôznych krajinách líši, ako keby naše životy mali rozdielnu cenu v závislosti od národnosti.

My, pracujúci Amazonu z celého sveta, nezostaneme ticho, kým nás bude ohrozovať nenásytnosť našich šéfov a zbabelosť našich vlád.
Vyzývame pracujúcich na celom svete, aby dbali o svoju bezpečnosť a dodržiavali podmienky karantény, no zároveň, aby sa organizovali, protestovali a boli pripravení brániť sa!

 Žiadame:

- Aby Amazon okamžite uzavrel distribučné centrá, až kým Svetová zdravotnícka organizácia (WHO) neohlási koniec pandémie ochorenia COVID-19. Počas zastavenej prevádzky musí Amazon platiť pracujúcim náhradu mzdy v plnej výške.

- Aby Amazon venoval spolu 20 miliárd dolárov verejným zdravotníckym systémom v krajinách, kde pôsobí.

- Aby Amazon dovtedy, kým nezatvorí svoje centrá, umožňoval platenú práceneschopnosť zamestnancom, ktorí ochorejú, dostanú sa do karantény, musia ošetrovať blízkych, alebo sa musia starať o deti v dôsledku uzavretia škôl.

- Aby Amazon až do zatvorenia centier priznal svojim zamestnancom rizikový príplatok.

- Aby sa do uzavretia centier nevynucovalo dodržiavanie pracovných noriem a „time off“ úloh, a aby pre zamestnancov v dnešných rizikových pracovných podmienkach mohla byť na prvom mieste ich vlastná bezpečnosť, a nie produktivitu.

- Aby Amazon do uzavretia centier skrátil pracovný čas bez zníženia miezd. Ako pracujúci teraz potrebujeme viac plateného voľna, aby sme dokázali pokryť základné potreby a vyrovnať sa s účinkami pandémie koronavírusu na naše životy.

22. marca 2020
Medzinárodní pracujúci Amazonu / Amazon Workers International