ÉCHOS DES COMITÉS : La Roche-sur-Yon mobilise
Après une première réunion exploratoire, début avril, 36 personnes (dont treize appartenant à la LCR) se sont retrouvées, le 30 avril dernier, autour de deux thèmes de discussion : anticapitalisme et projet de société ; mise en œuvre du processus « nouveau parti anticapitaliste » sur le département.
À la suite des demandes exprimées lors de la réunion précédente, la LCR a introduit le premier point, insistant notamment sur la distinction entre, d’une part, antilibéralisme, politiques keynésiennes, réformisme et, d’autre part, anticapitalisme, appropriation sociale des moyens de production, ainsi que sur la nécessité d’articuler assemblées représentatives et démocratie de base. Le débat qui a suivi a permis d’aborder une série d’autres thèmes, de nombreux intervenants évoquant l’expérience de la campagne pour le « non » à la Constitution européenne, puis celle des collectifs antilibéraux (en cherchant à en tirer les leçons). Au menu : les relations avec le PS, la démocratie interne dans le mouvement, la question des élections (en particulier, les élections parlementaires européennes de juin 2009), l’internationalisme, le projet révolutionnaire, la nécessité « d’aller vers les travailleurs », les questions du syndicalisme, la nécessité de reconstruire les liens sociaux et de mener la bataille des idées (« opération antilavage de cerveaux »), notamment en ce qui concerne le succès des idées sécuritaires.
En conclusion, la décision a été prise de constituer un comité 85 pour le NPA. Parmi les règles de bonne conduite, il est demandé que le nombre de militants et de militantes de la LCR participant aux réunions à venir ne dépasse pas le nombre de « non-LCR ». Un blog, NPA 85, avec des textes, des vidéos et des possibilités d’échanges et de débats va être créé. Autre décision : distribuer un tract en forme de « faire-part de naissance » du comité, lors des prochaines manifestations sociales (15 et 22 mai). Prochain rendez-vous, le vendredi 23 mai.
Correspondant
ÉCHOS DES COMITÉS : En direct du Limousin
Après les bons résultats aux élections municipales, sur fond de manifestations lycéennes (à Tulle, Brive et en Creuse) et de mobilisations pour les services publics – deux manifestations de 400 personnes le même jour à Guéret ! –, le processus de construction d’un nouveau parti anticapitaliste est sur les rails dans le Limousin.
HAUTE-VIENNE
La séquence municipale est terminée, celle du NPA devient prioritaire, avec la lourde charge que représente l’arrivée de deux élus 100 % à gauche au conseil municipal de Limoges. La décision a été prise de lancer un appel local et de commencer à se structurer avec les personnes intéressées. Ce n’est pas encore la vitesse de croisière, plutôt un marathon avec obstacles. L’obstacle le plus important est la présence d’un groupe constitué, essentiellement syndicaliste, ouvriériste, « ultragauche », qui monopolise l’attention et les débats.
CORRÈZE
Deux réunions du nouveau parti anticapitaliste ont déjà eu lieu, avec une quinzaine de participants (dont six de la LCR). Une troisième est en préparation. Pour l’instant, l’activité est restée centrée sur Tulle, mais des perspectives s’ouvrent à Brive. Un tract appelant à la création du nouveau parti y a été distribué lors de la manifestation du 1er Mai. Le débat en est encore au stade des « préliminaires », la seule question débattue à fond étant : « Qu’est-ce que c’est que le nouveau parti anticapitaliste ? »
CREUSE
Un appel local pour la constitution du nouveau parti anticapitaliste a été rendu public, lors d’une conférence de presse, et sa première apparition publique, lors du défilé du 1er Mai, a été une réussite : un cortège très animé d’une cinquantaine de personnes derrière une banderole NPA, brandissant des pancartes « Je subis, tu subis… ils profitent » avec la tête de Laurence Parisot et de Nicolas Sarkozy ; un « chamboule-tout » avec la tête des ministres – très appréciées par les petits et les grands – et la distribution de plusieurs tracts (appel NPA, tract LCR « Service public et convergence des luttes », tract sur les retraites), drapeaux et autocollants. Ainsi qu’un slogan très repris : « Tous ensemble, tous ensemble… grève générale ! »
Correspondant
Europe Solidaire Sans Frontières


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