Lancement réussi dans le Val de Marne (94)....
Dans le Val-de-Marne, le processus de constitution du nouveau parti anticapitaliste (NPA) a vraiment débuté après les élections municipales. Il est maintenant bien lancé.
Des comités pour le nouveau parti anticapitalistes (NPA) fonctionnent aujourd’hui dans une douzaine de villes du Val-de-Marne : Alfortville, Arcueil, Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi et Thiais, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, Kremlin-Bicêtre, Maisons-Alfort, Villejuif, Villeneuve-Saint-Georges, Vitry-sur-Seine, Arcueil. D’autres vont bientôt se créer à Créteil et à Gentilly. Il existe aussi des comités pour le NPA en cours de constitution dans des entreprises, comme Air France (Orly).
La plupart de ces comités se sont déjà réunis plusieurs fois. Ils ont entamé le débat sur le fonctionnement et la plateforme politique du futur NPA. Ils ont aussi commencé à agir politiquement, à diffuser des tracts, à intervenir dans les luttes en cours, à s’occuper, en lien avec les mobilisations, de politique municipale dans la foulée de la campagne électorale, etc. Au Kremlin-Bicêtre par exemple, il y a eu une forte implication dans la lutte des travailleurs sans papiers. Cette lutte a d’ailleurs permis la régularisation de 83 sans-papiers de Seni. À Vitry, la mobilisation pour la remunicipalisation de l’eau est relayée, au conseil municipal, par les élus anticapitalistes.
Les parcours sont variés : en dehors des membres de la LCR et de ses sympathisants, certains ont soutenu les dix listes municipales, présentées ou soutenues par la LCR dans le Val-de-Marne et, après les élections, ils ont décidé de prolonger leur engagement politique dans le NPA ; d’autres, intéressés par le projet de NPA, ont pris contact par la suite. Parmi les personnes engagées dans le processus, on retrouve des camarades de la Fraction de Lutte ouvrière (LO), des membres ou ex-membres du Parti communiste français (PCF), des réfugiés politiques latino-américains, des camarades ayant fait la campagne présidentielle de José Bové et, surtout, beaucoup de gens pour qui c’est souvent la première expérience de militantisme politique.
Les comités pour le NPA du Val-de-Marne se sont réunis le 7 juin, pour une première rencontre départementale, à Ivry-sur-Seine, afin de préparer la rencontre nationale des 28 et 29 juin. Plus de 80 personnes sont venues, ce qui est appréciable, même si les participants ont regretté qu’il n’y ait pas plus, parmi les présents, de membres du NPA non membres de la LCR. La discussion, intéressante, s’est appuyée sur une réelle demande de mutualisation des expériences. Elle a longuement abordé, en bout de course, la question de la structuration départementale des comités. À cette étape, transitoirement, les réunions de direction fédérale de la LCR du Val-de-Marne sont ouvertes à des représentants des comités. En effet, tous les comités n’ont pas encore abordé la question. Cependant, cette solution est insatisfaisante : l’idée est d’aller à la rentrée vers une véritable coordination départementale des comités pour le NPA, qui puisse prendre le relais de la direction fédérale de la LCR.
Une trentaine de délégués du Val-de-Marne (à parité LCR/non-LCR) a participé à la rencontre nationale des comités pour le NPA, les 28 et 29 juin. Ils en ont ensuite fait un compte-rendu très positif, insistant sur la qualité des débats et du travail en commissions. Le succès de cette initiative est apparu indéniable, numériquement et politiquement, même si, évidemment, il ne s’agit que d’une étape et qu’il y a encore du pain sur la planche, pour faire agir et débattre ensemble, au-delà de leurs différences et de leurs divergences, dans le cadre d’un même parti politique, les camarades déjà investis dans le NPA, qui proviennent de traditions politiques diverses et dont, pour certains, c’est la première expérience de militantisme politique. Et pour intégrer au processus NPA des milliers de nouveaux camarades.
Correspondant
* Rouge n° 2261, 17/07/2008.
Lot et Garonne : en route pour la rentrée !
Le 5 juillet, les comités NPA du Lot-et-Garonne ont fait le point sur la coordination nationale et les campagnes de rentrée.
À l’invitation de leurs comités d’Agen, de Marmande et de Villeneuve-Fumel, 50 personnes se sont retrouvées, le samedi 5 juillet, à partir de 14 heures, au centre de loisirs de Penne-d’Agenais (il y avait plus de monde en soirée pour le pique-nique). Ce qui est un succès, malgré l’organisation, la veille, à dix kilomètres de là, par le comité de Villeneuve-Fumel, de sa réunion publique (plus de 30 participants).
La composition de la réunion proprement dite (42 participants) était à l’image de leurs délégués (moitié LCR-JCR, deux membres de la Fraction de LO, un d’Alternative libertaire et huit d’ex-Cual, dont un observateur, le reste étant sans appartenance politique). La première séance était dédiée aux comptes rendus des représentants qui avaient assisté à la réunion nationale de Paris, fin juin. On soulignait la diversité politique, l’enthousiasme et la présence de nombreux jeunes, hommes et femmes. On s’est félicité que la réunion de Paris ait pu donner lieu à un appel de l’ensemble des comités. Cependant, certains voyaient un certain triomphalisme pouvant sous-estimer les difficultés à venir.
Le calendrier probable a été annoncé : nouvelle réunion du comité d’animation national en novembre, congrès de fondation en janvier 2009. Le comité d’animation d’une soixantaine de membres est chargé de coordonner le processus de fondation du NPA seulement jusqu’au congrès ; il n’a pas vocation à devenir la direction du nouveau parti. Tout le monde ne trouvait pas ce mode d’organisation satisfaisant, certains évoquant la possible domination des camarades de la LCR, représentés par leurs membres les plus expérimentés, là où les délégués des comités seraient moins expérimentés… Ainsi, il y eut des échanges animés sur le déroulement de cette coordination, qui a désigné sans vote un comité national, plusieurs camarades ex-Cual lui reprochant de prendre le chemin de l’ex-comité national des antilibéraux : des personnes autodésignées sans mandat et échappant à tout contrôle. Ce qui aboutirait, selon eux, à un échec du projet NPA. On est ensuite passé au compte rendu de certaines des commissions : « Entreprises », « Précarité » (avec un débat sur « revenu minimum de citoyenneté »), « Presse et communication », « Jeunes », « Écologie ».
Dans le débat qui a suivi le compte rendu, beaucoup de questions furent évoquées, telles que le besoin de communiquer sur un « projet de société » assez rapidement, la nécessité d’actions spécifiques et populaires, comme le soutien actif aux luttes en cours, le fonctionnement démocratique d’un parti – démocratie directe ? rôle des tendances ? –, le rôle d’un parti et celui des syndicats et des directions syndicales – comment construire une direction alternative à celles-ci ? –, l’utilité (ou pas) du syndicalisme révolutionnaire.
La deuxième partie de la réunion fut consacrée aux perspectives dans le Lot-et-Garonne. Après un long débat, quelques projets spécifiques ont émergé, tels une campagne publique au sujet des licenciements à Marty (à commencer cette semaine), une campagne sur les salaires et les minima sociaux, un tract sur l’Éducation nationale à préparer pour la rentrée, des réunions à thème dès l’automne. Enfin, il fallait choisir un représentant allant à la réunion du comité national d’animation en novembre. On a débattu des critères de choix : expérience militante, connaissance du milieu ouvrier… Cinq personnes se sont proposées comme candidats, et c’est Céline qui a été élue (adhérente depuis avril de la LCR, « pour construire le NPA »).
Toutes ces discussions se sont finalement traduites par plus de cinq heures de réunion ! Et ce n’est que vers 21 heures que la soirée détente – très animée aussi –, autour d’un barbecue, a pu commencer… Vers minuit, nous étions encore une trentaine avec plusieurs groupes, les uns continuant les débats de la soirée, les autres plus festifs, parfois autour d’une guitare.
Correspondant
* Rouge n° 2261, 17/07/2008.
Nouveaux venus en Anjou
A la suite d’une réunion semi-publique, fin mai, au cours de laquelle des militants LCR ont exposé les enjeux du nouveau parti – « absence de représentation politique pour la gauche anticapitaliste », « essayer de mettre en place une structure », « avoir des débats », « au-delà du porte-parole populaire de la LCR, avoir au niveau local des porte-parole de la population », « référence aux luttes collectives, et non à des dogmes », « pas d’uniformité de pensée dans le parti », etc. –, le comité angevin pour un nouveau parti anticapitaliste a officiellement été créé le 10 juin.
Immédiatement, un bureau d’animation fut nommé afin d’organiser, dans un premier temps, une campagne informant de la tenue d’une réunion débat avec Alain Krivine, le 27 juin : diffusion massive de tracts (lors de la manifestation du 17 juin, aux portes des entreprises Scania et Valéo, sur les marchés et dans les boîtes aux lettres), placardage d’affiches dans tout Angers et sa périphérie, annonces dans la presse locale… La mobilisation porta ses fruits, puisque plus de 100 personnes sont venues assister au meeting « Pourquoi un nouveau parti anticapitaliste ? » L’occasion, pour Alain Krivine, de dénoncer l’annonce quotidienne de « mesures scélérates » de la part du gouvernement. De nouveaux contacts furent établis à l’issue de cette réunion.
Après une courte nuit, trois délégués angevins prirent la direction de Saint-Denis, où se tenait la première coordination nationale. Après avoir participé aux commissions « Déclaration commune », « Presse et communication » et « Internationalisme », ils firent part de leur enthousiasme à leurs camarades du comité. Avec environ 70 « inscrits » au comité, la dynamique ne faiblit pas en Anjou, et l’agenda est déjà bien rempli jusqu’au congrès de janvier. Parmi les futurs chantiers, on trouve, entre autres axes de travail, la création d’un comité à Saumur et de nouvelles réunions publiques à thèmes. ■
Correspondant
* Rouge n° 2260, 10/07/2008.
Europe Solidaire Sans Frontières


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