Manifestation internationale samedi 5 février 2011
Pour Paris : 14h30 place de la République
3 mots d’ordre :
• Le peuple égyptien exige la chute du régime
• Solidarité avec les luttes des peuples égyptiens et arabes
• Halte au soutien aux dictatures
D’ici là, le collectif Egypte appelle à un rassemblement
– ce soir, mercredi 2 à 18h à Couronnes.
– demain jeudi 3 et vendredi 4 février à partir de 14h devant l’Ambassade d’Egypte, 56 avenue d’Iéna – Paris 16e
Comité de soutien à la lutte du Peuple Egyptien qui comprend une soixantaine d’organisations dont la FSU, Soldaires, FTCR, PIR, MRAP, EE/Verts, LDH, PG, PC, NPA...
« LE PEUPLE EGYPTIEN EXIGE LA CHUTE DU REGIME »
« SOLIDARITE AVEC LES LUTTES DES PEUPLES ARABES »
« HALTE AU SOUTIEN AUX DICTATURES »
« HALTE A LA REPRESSION !
DISSOLUTION DES MILICES PARA-MILITAIRES »
Rassemblement devant l’ambassade d’Egypte
jeudi 3 et vendredi 4 février à partir de 14h jusqu’au soir
et GRANDE MANIFESTATION à PARIS
samedi 5 février 2011 à 14h 30 - place de la République
Depuis la « Journée de la colère » du 25 janvier 2011 en Egypte contre la dictature et la pauvreté ( la moitié de la population -soit 40 millions de personnes- vit avec moins de 2 $ par jour ), un mouvement populaire sans précédent dans son histoire récente se développe partout dans le pays, du Caire à Suez, d’Alexandrie à Assouan, d’Ismaïlia au bastion ouvrier de Mahalla el Koubra etc. Elle touche désormais l’ensemble des couches sociales. Malgré la censure ( y compris coupures internet et tél.), l’intimidation policière, les provocations, le couvre-feu et une répression sanglante ( plus de 300 morts et des milliers de blessés au 1er février selon l’ONU ), des millions de gens manifestent et tiennent la rue, exigeant la chute de Moubarak et de son régime. Ils réclament la LIBERTE. La DIGNITE. La JUSTICE SOCIALE.
Depuis plus de trente ans, l’Égypte vit sous le joug d’une dictature associant pouvoir et argent : un régime autoritaire, corrompu, illégitime qui gouverne le pays au détriment de son peuple, au profit de lui-même et de quelques alliés stratégiques. Moubarak, mais aussi sa famille, sa cour de ministres aux ordres et ses hommes d’affaires véreux sont autant de vieux visages qui tiennent les mêmes discours pour détourner les Egyptiens de leurs véritables ennemis : corruption, misère, chômage, répression (l’état d’urgence décrété en 1981 est toujours en vigueur), absence d’éducation et libertés muselées, sous le regard complaisant des gouvernements voire la complicité active des instances internationales comme le FMI.
Depuis plus de trente ans, des générations se sont succédées et ont fait face à la même rengaine, aux mêmes discours, à la même politique : toujours au détriment du peuple égyptien et au profit d’un « pharaon » autocrate entouré de notables corrompus.
Aujourd’hui, tout change ! L’Egypte ne sera plus jamais la même car son peuple à relevé la tête et le défi du changement, bien décidé à ne plus accepter la soumission. Le vent de liberté réclamant démocratie et justice sociale, venu de Tunisie, a désormais atteint l’Egypte et se propage dans l’ensemble du monde arabe. Les gens n’ont plus peur.
Le soulèvement populaire ne se contentera pas de vagues promesses de « transition » démocratique. Et les Egyptiens comme les autres peuples arabes n’entendent se faire dicter par personne - surtout pas par les dirigeants français, européens et américains complices de Moubarak et du régime - la conduite pour la suite de leur mouvement. Ils comptent sur un large mouvement de solidarité internationale pour dire Halte ! à la répression de leurs aspirations à la liberté, et pour gagner ensemble de nouvelles conquêtes démocratiques, sociales et politiques au niveau international, à commencer par la liberté d’aller et venir et de s’organiser.
Plus que jamais, la paix passe par la réussite de la révolution démocratique en cours.
Dans l’immédiat, le peuple égyptien veut mettre en échec les manœuvres dilatoires d’un régime aux abois. Celui-ci a lancé mercredi 2 février 2011 ses « baltaguiya » - des nervis et des milices armées maquillés en manifestants « pro-Moubarak » - à l’assaut du mouvement qui occupait pacifiquement la place Tahrir pour provoquer un sentiment de chaos et pour diviser la population, dans l’espoir de reprendre la main. Le bilan de cette journée est lourd : encore plusieurs morts et des centaines de blessés.
Avec les Egyptiens, la communauté internationale doit dire : HALTE A LA REPRESSION ! DISSOLUTION DES MILICES PARA-MILITAIRES DU REGIME !
MOUBARAK DEGAGE !
VIVE LA REVOLUTION EGYPTIENNE !
VIVE LE PEUPLE TUNISIEN ! VIVE LE PEUPLE EGYPTIEN !
VIVENT LES PEUPLES ARABES EN LUTTE !
SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION EGYPTIENNE ET ARABE !
Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien
CONTACT : 06 76 00 74 89
solidaritepeuplegyptien yahoo.fr
liste des signataires sur : egyptesolidarite.wordpress.com
Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple Egyptien / Premiers signataires :
Citoyens Egyptiens de France-Fédération des Tunisiens-Citoyens des deux Rives FTCR-Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’ Homme en Tunisie CRLDHT-Association des Travailleurs Maghrébins en France ATMF-CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)-Parti Communiste Français PCF-Europe-Ecologie les Verts EELV-Nouveau Parti Anticapitaliste NPA-Parti de Gauche-Confédération Nationale du Travail CNT- Parti des Indigènes de la République PIR -ATTAC-Mouvement contre le racisme et pour l’Amitié entre les peuples MRAP-Ligue des Droits de l’Homme LDH-CEDETIM-L’Etoile Nord Africaine Anticapitaliste- Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie PCOT-Association des Tunisiens en France ATF Paris-Solidarité Tunisienne-Voix Libre Tunisienne-Parti Démocratique Progressiste Tunisie PDP-Manifeste des Libertés-Le Mouvement pour une Citoyenneté Active MCA-l’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie-Les Amis de l’AMDH Paris-Commission arabe des droits de l’Homme-Coalition Internationale contre les Criminels de Guerre (ICAWC)-Centre de Damas d’Études Théoriques et des Droits Civiques-Bahreïn Society for Human Rights-Observatoire français des Droits de l’Homme-Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme dans le Monde Arabe (PADDH)-Organisation Nationale des Droits de l’Homme en Syrie-Voix libre pour la défense des Droits de l’homme-Rencontre Culturel Euro-arabe-Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc-Observatoire Syrien des Droits de l’Homme-Association de l’Amitié Euro-arabe-Arab Network for Human Rights Information-Addameer pour les Droits de l’Homme – Gaza-Comités de Défense des Libertés Démocratiques & des Droits de l’Homme en Syrie-Collectif des Familles de Disparus en Algérie-Regard Citoyen-Manifeste des libertés-Rencontre des citoyens-Gauche Unitaire-Syndicat Solidaires-Europe solidaire sans frontières ESSF-Union des travailleurs immigres tunisiens UTIT_Jeunesse Émigrée Réunionnaise en France-Les Alternatifs-Sortir du colonialisme-Section française de la Ligue internationale des femmes pour la la paix et la liberté WILPF-ISM-FranceACTUS/prpe(Tchad)-Collectif International pour les libertés-Le soutien aux mouvements populaires en Algérie-Acor SOS Racisme Suisse-La Coordination de l’Appel de Strasbourg (Collectif européen)-Farrah-France (réfugiés) ; Civimed Initiatives OINGD-Militant Association tous égaux sous un même drapeau-L’Association des Tunisiens de Corbeil Essonnes-Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC)-Union juive française pour la paix (UJFP)-Capjpo/Europalestine-Epices -Sud-Etudiant…La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE)...
Solidarité avec le peuple égyptien
Communiqué Solidaires
Depuis une semaine, le peuple égyptien se mobilise contre le régime dictatorial de Moubarak et ce qu’il signifie de répression, d’inégalités et d’injustice sociale. Bravant la peur, la jeunesse est montée en première ligne dans ce combat. C’est maintenant la population toute entière qui exige la liberté, la démocratie et la justice sociale. Comme en Tunisie, et dans de nombreux pays arabes, les peuples n’acceptent plus les régimes corrompus, dictatoriaux, soutenus par les puissances occidentales et les multinationales.
Tous les manifestants arrêtés ces dernières semaines, tous les prisonniers politiques doivent être libérés, les tortionnaires et leurs responsables doivent être jugés !
Les politiques libérales mises en œuvre en Egypte, sous l’impulsion du FMI et de la Banque mondiale, ont conduit à l’aggravation des inégalités pour le profit d’une minorité au pouvoir ou dans sa proximité : il faut y mettre un terme !
Les grandes puissances occidentales, les USA et la France notamment, doivent cesser leur soutien aux dictateurs et leur ingérence : c’est au peuple égyptien de décider de son avenir !
L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien total au peuple égyptien dans son combat pour la dignité, la démocratie et les droits sociaux. Elle salue tout particulièrement les syndicats indépendants qui, courageusement, se sont opposés à la confédération syndicale officielle inféodée au pouvoir.
L’Union syndicale Solidaires appelle ses adhérent-es et ses militant-es à participer aux initiatives de solidarité qui vont avoir lieu en France dans les jours qui viennent.
A Paris, deux rendez-vous sont d’ores et déjà annoncés par le Comité de soutien à la lutte du Peuple Egyptien.
– Un rassemblement vendredi 4 février
à partir de 14 heures devant l’ambassade d’Egypte, 56 avenue d’Iéna – Paris 16e
– Une manifestation samedi 5 février
14 h 30 – Place de la République - Paris
MOUBARAK ASSASSIN ! DÉGAGE !
Mercredi 2 février 2011
A l’heure où ces lignes sont écrite, de soi-disant manifestants pro-Moubarak, en réalité des milices de son parti, s’adonnent à la violence dans les rues du Caire. Le bilan est lourd, déjà au moins 500 blessés selon le site lemonde.fr.
La révolution arabe se répend comme une trainée de poudre, elle monte en puissance en Egypte. Plusieurs millions d’égyptiens ont manifesté mardi 1er février au Caire et des grandes villes pour crier haut et fort leur ras le bol de la dictature d’Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans.
Ils doivent être entendu !
Depuis le 25 janvier, malgré une sanglante répression et le couvre-feu, le mur de la peur est tombé et les manifestations n’ont cessé de grossir et des comités de résistance populaire se mettent en place.
Comme en Tunisie, et dans plusieurs pays arabes, revendications sociales et démocratiques se mêlent : liberté d’expression, contre la vie chère, un emploi pour tous.
Les effets de la crise économique conjugués à la dictature sont devenus insupportables.
Le discours de Moubarak, le 1er février au soir, est une manœuvre pour gagner du temps et préparer la poursuite de son régime.
Le peuple, la jeunesse, les travailleurs égypyiens ont besoin de notre soutien face à la répression et pour faire face aux manœuvres des grandes puissances qui ont toujours soutenu Moubarak.
Pour le NPA Moubarak doit partir sans attendre la fin de son mandat présidentiel.
Moubarak, pas touche au peuple Egyptien ! Dégage !
NPA
LA POLICE DE SARKOZY RÉPRIME LA SOLIDARITÉ AVEC L’EGYPTE !
Mardi 1 février 2011
Alors que les manifestations au Caire contre le régime de Moubarak continuent de braver le couvre-feu, la police et l’armée (qui ont déjà fait 125 morts), les Egyptiens de Paris s’étaient donné rendez-vous, samedi après-midi, devant leur ambassade, pour un rassemblement de soutien à leurs compatriotes. Malgré la posture diplomatique du gouvernement français, qui n’a de cesse d’appeler au « calme » et à la « retenue », ce rassemblement s’est terminé dans le sang et par une centaine d’arrestations. Motif des CRS : personne n’avait déposé de demande d’autorisation de manifester.
C’est une véritable rafle qui s’est déroulée samedi soir sur les Champs Elysées, à la fin du rassemblement de soutien aux Egyptiens. Tout avait pourtant bien commencé : à l’appel de collectifs, 500 personnes s’étaient réunies dès 14h devant l’ambassade d’Egypte, dans le 8e arrondissement de Paris, pour protester contre la dictature de Moubarak. A quelques mètres de l’ambassade, pas de « casseurs » ni de « jeunes excités », mais des familles égyptiennes, des Tunisiens et des militants politiques venus dire leur solidarité avec les populations du Caire, d’Alexandrie, d’Algérie et de Gaza.
Beaucoup de manifestants étaient surtout venus s’échanger des informations sur la situation en Egypte, les communications téléphoniques et internet étant coupées depuis plusieurs jours sur décision du gouvernement égyptien. Les uns criaient « Moubarak dégage ! », les autres chantaient, certains grimpaient aux arbres pour y accrocher des drapeaux sous les ovations de leurs camarades, tandis que d’autres brûlaient une petite photo de Moubarak imprimée sur une feuille format A4, et tout le monde se félicitait de ce « souffle de liberté » venu du monde arabe. Une ambiance plutôt bon enfant, en somme.
Beaucoup de policiers
La présence d’une demi-douzaine de voitures de police et de quelques cars de police aux alentours du métro Kleber, ainsi que le barrage dressé entre eux et leur ambassade par huit camions de CRS, n’avaient pas l’air de gêner les manifestants. Aucune insulte, aucun affrontement, aucun incident ne s’est produit : les Egyptiens n’étaient pas là pour manifester contre le gouvernement. Certains se sont même demandés ce qu’Olivier Besancenot faisait là, avec eux. « On est venus dire notre solidarité, nous aussi, même si on est pas égyptiens », leur ont répondu des militants du NPA.
Ni armés, ni en colère, ni énervés, les Egyptiens n’étaient pas venus en découdre. Au contraire même. Désireux de ne surtout rien faire qui pourrait froisser la police française, ils ont hésité longtemps avant de partir en manifestation ; ils voulaient être sûrs que cela ne « gênerait pas la police ». Vers 17h, finalement, ils ont formé un cortège. Le temps qu’ils prennent cette décision, les rangs s’étaient considérablement vidés : certains étaient partis vers le métro Ternes, les autres vers Monceau, beaucoup étaient rentrés chez eux à cause du froid. La plupart des militants politiques, notamment, étaient partis. Ne restaient que des Egyptiens et des Tunisiens, qui se sont dirigés vers le seul côté de la rue qui n’était pas bloqué par la police.
Une souricière en plein milieu des Champs Elysées
Un cortège de 200 personnes s’est donc mis en route vers les Champs Elysées, qu’il a descendu sans encombre jusqu’au milieu de l’avenue, dépassant la station Georges V. Au fur et à mesure, les derniers militants politiques quittaient le cortège pour rejoindre le métro, mais les Egyptiens, eux, gagnés par l’effervescence de leur pays, ne pensaient pas à rentrer chez eux.
Au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait plus de Blancs dans la manifestation, des dizaines et des dizaines de policiers ont surgi, encerclant les manifestants à la hauteur de la rue Quentin Bauchart. Pendant une trentaine de minutes, les CRS sont restés immobiles, resserrant les rangs des manifestants, empêchant les gens de se disperser, de repartir ou de sortir de la manifestation. Lorsque les manifestants ont commencé à montrer des signes d’impatience, les CRS leur ont envoyé du gel lacrymogène, qui contrairement au gaz ne s’évapore pas : il imprègne la peau ou les vêtements, « optimisant » la sensation de brûlure et la gêne respiratoire.
Au moins 5 blessés et une centaine d’arrestations
Etouffant et toussant, les manifestants ont essayé de sortir de cette souricière, mais les policiers les ont contenus à coups de matraque, dans le dos, les jambes et les bras. Au fur et à mesure que la police avançait ou reculait (selon les endroits), on pouvait voir des manifestants au sol : un premier recevait des coups de pieds de la part d’un policier dans la tête et avait le visage en sang, il ne bougeait plus. Un deuxième était visiblement inanimé, une fille à genoux à côté de lui le secouait. Un troisième était au sol, saisi de convulsions. Les policiers arrêtaient les manifestants à tour de bras et le cordon qu’ils formaient rendait la visibilité quasi nulle : impossible de dire combien il y a avait de blessés.
Mais rapidement, les pompiers se sont trouvés débordés. Leurs camions étant trop petits pour faire monter tous les blessés, les policiers ont réquisitionné le magasin Toyota des Champs Elysées pour en faire un hôpital de fortune. Vers 20h un cordon de CRS s’est installé devant le magasin (qui est entièrement vitré) pour qu’on ne puisse pas voir ce qui se passait à l’intérieur. Les blessés ont ensuite été évacués vers l’hôpital Bichat, tandis que les personnes arrêtées étaient transportées au commissariat. Au total, sur les Champs Elysées et sur la place des Ternes, la police a procédé à 97 arrestations. Pour contrôle d’identité, puisqu’aucun manifestant n’a commis de délit.
Les CRS expliquent leur intervention
Vers 21h, des militants du NPA qui avaient assisté à toute la scène, ont pu communiquer les adresses des commissariats où étaient retenus les manifestants. Un rassemblement de soutien s’est formé spontanément devant le commissariat du 18e arrondissement. D’après un responsable du commissariat, 97 personnes ont été arrêtées, puis relâchées vers 22h30. Toujours d’après la police, il n’y a pas eu de blessés. Et le motif des ces arrestations et de la charge des CRS, expliqué par un porte-parole de la police, est le suivant : personne n’avait déposé au préalable de demande d’autorisation pour une manifestation et aucun parcours n’avait été déposé auprès de la préfecture de police.
Olympe Naularis
VIOLENCES POLICIÈRES CONTRE DES MANIFESTANTS SOLIDAIRES DU PEUPLE ÉGYPTIEN
COMMUNIQUÉ DU NPA
Samedi 29 janvier 2011
A l’issue d’un rassemblement pacifique à proximité de l’ambassade l’Egypte à Paris, une manifestation spontanée a été durement réprimée par les flics de N. Sarkozy : des dizaines d’arrestations, plusieurs blessés ayant entrainé l’intervention des pompiers.
Le gouvernement choisit son camp, celui de l’impérialisme et des dictateurs !
Le NPA exige la libération immédiate de toutes les personnes interpellées, dénonce les insupportable violences policières et affirme son total soutien à la lutte du peuple égyptien contre la dictature de Moubarak, à la révolution égyptienne.
Le 29 janvier 2011.
Solidarité avec le peuple égyptien
Communiqué LDH
En Egypte, depuis plusieurs jours, des manifestations contre le régime autoritaire et arbitraire de Moubarak et pour la démocratie, qui s’inspirent du soulèvement du peuple tunisien, sont violemment réprimées. Au Caire et dans de nombreuses autres villes, cette répression a déjà fait au moins six morts, des centaines de blessés et des centaines d’arrestations.
Comme en Tunisie, ces manifestations du peuple et de la jeunesse mettent en cause la corruption d’un gouvernement qui fait régner le népotisme au détriment des aspirations de la population au bien-être et à la liberté.
La Ligue des droits de l’Homme appelle au rassemblement organisé à Paris, vendredi 28 janvier à 18h30, place de la Fontaine des Innocents, près du Châtelet (métro/RER Les Halles), et soutient l’appel à manifestation lancé sur Facebook par un groupe d’Egyptiens à Paris, samedi 29 janvier à 14h, à proximité de l’ambassade d’Egypte, place de l’Uruguay (16e arrondissement, métro Kléber).
Paris, le 28 janvier 2011.
En Egypte, l’heure est grave : demain peut se jouer le scénario de la guerre civile
La répression extrêmement violente des manifestants pro démocratie par des voyous encadrés par des éléments de la police secrète et du Parti National Démocratique au pouvoir représente une phase dangereuse de l’évolution politique.
Le régime campe sur ses positions et refuse toutes concessions réelles à une population exaspérée par l’oppression, l’injustice, la misère et le mépris dans lequel elle est tenue.
La représentation par la presse française d’une opposition entre pro et anti Moubarak est mensongère. Il s’agit d’une rebellion populaire pour la démocratie que l’on tente de réprimer en mobilisant des nervis et des membres du pharaonique appareil de répression du régime.
Les arrestations en catimini de jeunes dirigeants de l’opposition populaire et l’interdiction faite aux journalistes d’exercer leur métier sont les signes les plus révélateurs et ceux d’une escalade dans la répression.
L’heure est grave et le risque d’un banc de sang est réel ; dès lors la mobilisation de toutes et tous les démocrates et la solidarité avec la population égyptienne sont une urgence.
La mise en garde des autorités égyptiennes et leur mise en cause dans tous les débordements doivent être exprimées avec la plus grande fermeté.
Les responsables étatiques et les auteurs de crimes, en nombre important depuis quelques jours, doivent être identifiés et poursuivis par la justice internationale.
Il est urgent d’exercer des pressions sur le gouvernement pour qu’il défende les principes intangibles et universel de la démocratie et des droits humains, sur les personnels politiques pour exprimer leur condamnation d’une politique extérieure qui ne cesse de mettre la France en porte à faux avec ses obligations internationales et sur les medias pour qu’ils respectent les principes déontologiques de leur profession.
Jeudi 3 février
FRANTZ FANON FOUNDATION-FONDATION FRANTZ FANON
président d’Honneur : Aimé Césaire
Fondationffanon hotmail.com
www.frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.com
SOLIDARITÉ AVEC LA LUTTE DU PEUPLE ÉGYPTIEN
COMMUNIQUÉ DU NPA
Après Ben Ali en Tunisie, c’est au tour du président égyptien d’être confronté à la colère populaire. Bravant la redoutable police de la dictature, partout dans le pays, les manifestants exigent la fin du régime et le départ de Moubarak, au pouvoir depuis presque 30 ans.
La répression est féroce. Un millier de personnes ont été arrêtées et 6 ont été tuées. Le pouvoir interdit toute manifestation et tente misérablement de bâillonner les contestataires en fermant l’accès aux réseaux sociaux, outils précieux de la mobilisation contre la dictature.
La simultanéité du soulèvement et de la révolution tunisienne est une évidence. Au Caire comme à Tunis, les manifestants mêlent revendications sociales et démocratiques, exigent la fin de la dictature, la libération immédiate des opposants et manifestants arrêtés, l’instauration d’un régime démocratique.
Alors qu’ils sont les meilleurs complices de ces régimes, les USA et les gouvernements de l’Union Européenne semblent, comme pour la Tunisie, découvrir que leur partenaire privilégié dans la région recourait systématiquement à une répression impitoyable du mouvement social et exigent tous plus ou moins la restauration des libertés.
Ces larmes de crocodile versées bien tardivement ne sont que l’expression de la peur de la contagion démocratique qui semble gagner un à un les pays les plus touchés par la crise.
Le NPA apporte son soutien le plus total au peuple égyptien en lutte et s’associe à toutes les initiatives de solidarité prévues pour les prochains jours.
Le 27 janvier 2011.
Europe Solidaire Sans Frontières


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