« Passez sans vous arrêter devant les stations Total. » Le mot d’ordre, lancé jeudi 27 septembre par un responsable d’extrême gauche néerlandais, a convaincu plus du tiers des députés du pays, qui ont repris à leur compte cet appel au boycott du groupe pétrolier français. En cause, pour ces 58 députés : les activités de Total en Birmanie, où le pétrolier continue d’exploiter un champ gazier du sud du pays malgré la violente répression des manifestations de ces dernières semaines.
« RISQUE D’AGGRAVATION » EN CAS DE DÉPART
En réponse à « ceux qui nous demandent de quitter le pays », Total a répliqué jeudi qu’un « retrait forcé » du pays « constituerait alors un risque d’aggravation de la situation pour les populations ». Le groupe, qui met en avant le « comportement responsable » de ses équipes sur place, assure en outre ne pas engager d’investissement « lourd » en Birmanie.
Plus tôt, le président Nicolas Sarkozy avait lancé un appel au gel des investissements dans le pays, citant nommément Total. De leur côté, des associations ont dénoncé la présence de l’entreprise française en Birmanie. La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a notamment appelé Total à « prendre position de manière publique » contre les agissements du pouvoir à Rangoun, afin de ne pas s’en rendre « complice ».
avec AFP
Europe Solidaire Sans Frontières


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