Félix, né dans une famille de paysans du Haut-Doubs, est arrivé à Lyon, en 1971, à 21 ans. Assistant social, il travaillait aux Hospices civils de Lyon. Il a été viré de la CFDT avec ses camarades, lors de la grève des hospitaliers de 1986. Trop combatifs. Depuis, il a été, en tant que permanent, un des pivots de la construction de CRC Santé, puis de Solidaires, dans le Rhône.
Après le Parti socialiste unifié (PSU) et l’Organisation communiste des travailleurs (OCT), il a rejoint la LCR en 1979 pour ne plus la quitter. Pendant tout ce temps passé ensemble, nous avons apprécié sa force, sa détermination, en même temps que sa douceur. Nous avons été souvent impressionnés par son aptitude à dynamiser les actions collectives, non pas en se posant en leader, rôle que personne ne lui aurait contesté, mais en débloquant tout ce qui bloque, en déminant tout ce qui risque de faire conflit, en prenant en charge tout ce qui a été oublié. Il avait cette manière d’être, obstiné et déterminé, même quand on est à contre-courant. Félix était souvent à la voiture sono, même dans les manifestations trop petites.
Il disait les choses en parlant peu. Il savait défendre son point de vue avec conviction, cohérence et constance, avec toujours le même respect pour ceux qui ne pensaient pas comme lui. Sa mort, à 58 ans, après des mois de lutte contre la maladie, nous touche de plein fouet, comme une monstruosité aussi injuste que cruelle. Nos pensées vont à Françoise, sa compagne, notre camarade, à ses filles, Marie et Laurence, dont nous partageons la douleur. Félix, nous continuerons ton combat. Mais, sans toi, ce sera plus dur.
Ses camarades
Europe Solidaire Sans Frontières


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