A La Réunion aussi ! 30 000 dans la rue !

Sur l’île de la Réunion, 52% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il y a 120000 illettrés et la langue n’est pas reconnue dans les administrations.

C’est aussi un déséquilibre économique, avec 95% d’importations pour 5% d’exportations, des monopoles commerciaux générant des prix très supérieurs à ceux de France et des transports infernaux…

La Réunion a connu des manifestations importantes, fin 2008, et la grève du 29 janvier a été un succès. Dès le 5 février, CGTR, FSU, AC Chômage, Agir pou nout tout, NPA réunionnais (NPAR) et Parti de gauche appelaient, dans une déclaration de solidarité avec le peuple guadeloupéen, l’ensemble du mouvement social et politique à se regrouper.

Le 12 février, 25 organisations réunies en Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (Cospar) se sont mises d’accord sur quatre revendications immédiates : relèvement immédiat de 200 euros net des bas salaires, des retraites, des minima sociaux et des bourses d’étudiants afin de relancer le pouvoir d’achat ; baisse immédiate de 5 euros sur le gaz ; baisse de 20% sur les produits de consommation courante ; gel des loyers dans le logement social, a minima en 2009). Un appel à la grève et à manifestations a été lancé pour le jeudi 5 mars.

Depuis, le collectif a développé des actions de sensibilisation dans les grandes surfaces, les postes, les banques et la chambre de commerce, tout en s’élargissant à de nouvelles organisations, notamment culturelles et de défense des précaires, en se structurant dans le sud de l’île et en approfondissant sa plateforme.

De nombreux secteurs de la population ont convergé dans les 2 manifestations (étudiants en grève, enseignants-chercheurs, salariés du bâtiment, consommateurs, locataires…) qui ont eu lieu (St Denis et St Pierre), rassemblant chacune 15000 manifestants. Déjà, il y a un nouvel appel à la grève pour mardi prochain sous une forme reconductible avec des « opérations coup de poing » d’ici là.

Une délégation du COSPAR a été reçue par le Préfet. Il s’est engagé (déjà ?) sur une baisse du prix du gaz et des carburants d’ici la fin mars...Des discussions vont s’ouvrir sur les 62 revendications déposées par le COSPAR qui veut maintenir la pression maximale.

Le NPAR, en création depuis le 25 octobre dernier, déjà bien visible à Saint-Denis et Saint-Pierre dans les manifestations du 29 janvier, n’a pas ménagé ses efforts pour la constitution du Cospar.

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