Décisions prises lors de l’assemblée de préparation du FSE à Budapest

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, par Assemblée européenne (FSE)

Décisions prises lors de l’assemblée de préparation du FSE à Budapest les 4, 5 et 6 mars 2011.

Nous, participants à l’AEP, dans le cadre du processus FSE, nous sommes rencontrés à
Budapest pour construire de meilleures relations élargies entre l’Est et l’Ouest et pour
renforcer la participation des associations, mouvements et acteurs sociaux de l’Est dans le
processus du FSE.

Pendant que nous nous dédions au renforcement du dialogue et de la coopération entre Est
et Ouest, nous nous engageons aussi à soutenir autant que possible les sociétés civiles du
sud de la Méditerranée qui font face à un processus de changement crucial et difficile.

Nous avons discuté de la situation des mouvements sociaux en Europe, des luttes que nous
allons mener dans les prochains mois et de la montée de la résistance, mais nous sommes
aussi confrontés à la faiblesse de la dimension de la lutte à l’échelle européenne, au moment
où nous faisons face aux aspects les plus dramatiques de la crise et aux tentatives
incessantes de détruire les droits humains fondamentaux et les bases de la démocratie.

L’Europe a besoin d’un espace ouvert fort et inclusif où les mouvements sociaux et leurs
acteurs peuvent trouver des opportunités de contacts, de convergence et d’actions
communes.

Nous revendiquons une responsabilité active dans le renouvellement du processus et dans
l’engagement de toute l’énergie des vrais acteurs sociaux européens dans le processus de
création d’un FSE plus fort et renouvelé.

Les luttes, mobilisations et campagnes de la prochaine période doivent constituer la base et
l’opportunité d’un élargissement du débat ainsi que les fondations de notre engagement à la
création d’un nouveau FSE.

Nous nous engageons à la diffusion à travers l’Europe d’un appel aux acteurs et mouvements
sociaux à participer à ce processus en construisant les mobilisations à venir, pour une Europe
et un monde différends dont nous avons un besoin absolu :

1. Organser et mobiliser autour des campagnes globales décidées à Dakarr :

• G8 – France Mai 2011, manifestation le the 21 mai , actions le the 22 .
(réunion de préparation Européenne Paris 26-27 Mars 2011 organisée
par le comité français (*)

• G20 – France (Cannes) Novembre 2011

et

• Forum mondial de l’eau Publique 2012 – France (Marseilles)

• COP 17 - Durban

• Rio +20

2. Conferences dans le cadre du processus FSE par des groupes d’organisateurs

• Conference sur la dette et l’austérité 31 Mai 2011 à Bruxelles (au-delà
d’une conférence, un espace ou des actions communes pourraient être
décidées). Suggestion de se focaliser sur le Semestre Européen (cycle
de politique économique promu par l’ECOFIN) ses conséquences sur la
vie des populations et les alternatives possibles.

3. D”autres conferences et mobilsations vont se tenir au niveau européen en voici
quelques unes présentées lors de l’AEP.

- Bruxelles 10 -11 mars 2011 - Joint Social Conference

- UK 1er Octobre 2011 organisé par la Coalition de la Resistance

- Mobilisation de la CES le 9 Avril à Budapest

- Rencontre à Kiev organisée par le réseau Printemps de Prague contre
l’extrême droite

- 16 -21 août Forum Européen sur la souveraineté alimentaire à Krems,
Autriche (www.nyelenieurope.eu)

- Universités d’été européenne en août en Allemagne et du 30 juin au 3
juillet en Belgique.

4. Participation au Forum de Gênes - 19 au 24 Juillet pour le dixième anniversaire
des actions anti G8.

5. Dans la mesure où de nombreuses et différentes lutes se dérouleront en
différends endroits de l’Europe, il sera important de leur donner de la visibilité
et de construire des solidarités (internet).

6. Travail sur des forums thématiques au niveau Européen.

7. Redémarrer les rencontres de réseaux pendant les AEP.

8. Rencontre à Paris le 23 mai autour de l’opportunité de tenir le prochain forum
social mondial en Europe en 2013. ou de tenir le prochain FSE en 2012 avec la
relance du processus ESF.

9. Organiser un forum sur l’open ESF pour débattre des alternatives sociales,
culturelles et politiques dans les pays de l’Est et de LOuest européen (sur la
base des discussions tenues à Budapest le vendredi 4 mars)

10. Améliorer les sites internet et créer de nouveaux outils de communication ;

Deux réunions ont été tenues sur ces sujets. Nous allons relancer le site FSE
ESF. Monica (forum social de Belgique) et Mariangela (fraîchement retraitée)
se sont portées volontaires pour administrer le site. Le site ESF FSE sera le
lieu officiel d’information, le site open ESF continuera à être le lieu de débat et
de démarrage des nouveaux projets. Nous aurons besoin de traduction des
documents dans différends langages. Nous allons ouvrir une page Facebook et
un compte Youtube. Le groupe de travail est ouvert aux volontaires.
11. Nous, participant-tes et organisations presents à Budapest, supportons la
mobilisation de Khimki ( forêt russe en danger de destruction par le passage
d’un autoroute) et à Copenhague dans leur combat contre la criminalisation.


DECLARATIONS ADOPTEES LORS DE L’ASSEMBLEE

Solidarité avec les 300 migrants grévistes de la faim en Grèce

Le 25 janvier 2011, 300 travailleurs migrants se sont mis en grève de la faim à Athènes et
Thessalonique. Leur principale demande : la regularisation.
Aujourd’hui, leur lutte atteint le 41e jour. Une centaine parmi eux sont hospitalisés, avec de
sérieux problèmes de santé au péril de leur vie. Les migrants sont les premières victimes de
la crise économique et des politiques d’austérité qui sont appliquées par les gouvernements
européens.

Nous, participants à l’AEP de Budapest, supportons leur juste demande de régularisation, le
droit à une vie décente et du travail dans un cadre légal. Nous les soutenons et exprimons
notre solidarité avec leur lutte. Le gouvernement Grec doit immédiatement satisfaire leurs
demandes de régularisation, afin de ne pas avoir d’autres innocentes victimes.


Déclaration sur la boue rouge

Nous, participants de l’AEP de Budapest sommes choqués que des populations vivent encore
dans une zone toujours couverte de boue rouge, où la densité de poussière nocive (PM10)
dans l’air est plus importante que les normes de santé de l’Union Européenne sur une période
de 75 jours, avec un danger mortel.

Il est étonnant qu’en Hongrie, un pays qui préside actuellement l’UE, les droits humains sont
ignorés, qu’on ne ses soucie pas de la santé et de l’avenir de milliers de personnes et qu’il n’y
ait pas d’examens adéquats menés par l’Etat de la santé de la population.

Nous appelons le gouvernement Hongrois à démarrer immédiatement une campagne
d’examens menée par des autorité sanitaires indépendantes, incluant la détection des métaux
lourds sur chaque personne vivant dans la zone affectée, ainsi que les tests en laboratoire
menés à Vienne le recommandent – parce que les résultats montrent des différences dans les
normes maximum de chrome, cadmium, arsenic et gamma GT.

Nous considérons qu’il est outrageux que des interest économiques et le maintien de
l’exploitation de la compagnie MAL (à l’origine de la catastrophe) soient plus importants pour
le gouvernement que la croissance en bonne santé des enfants.

Nous demandons au gouvernement hongrois de donner toutes les opportunités aux
populations vivant dans la zone affectée de déménager en d’autres lieux dans le pays dans
des conditions similaires à celles où ils vivaient avant la catastrophe – considérant le risque
sanitaire et les effets psychologiques négatifs sur la population.

Enfin, nous exprimons notre solidarité envers la population de la zone affectée par la boue
rouge et notre soutien à leur cause dans chaque forum national et international ou nous
rapporterons la situation réelle et appellerons à sa résolution urgente. (*)

La France accueillera les G8 et G29 qui se tiendront respectivement les 27 et 29 mai à
Deauville et les 3 et 4 novembre à Cannes.

Depuis 2008, le G20 s’est impose comme le principal cadre de dialogue entre les pays les
plus riches, où leurs dirigeants délibèrent et définissent les “solutions” aux crises financiere,
économique et climatique qui infestent la planète.

Pourtant les sommets se succèdent et les multiples crises globales perdurent. Les derniers
G8 et G20 n’ont pas apporté de solutions. Au contraire, tout porte à croire que les dirigeants
du G20 ont cherché prioritairement à re-légitimer les acteurs et mécanismes à l’origine de ces
crises (FMI, OMC, Banque Mondiale, le régime de libres échange et investissement, etc…),
laissant le prix à payer aux citoyen-nes. Pourtant, des solutions réellement démocratiques
existent et il est urgent de promouvoir des réponses populaires à la crise et un calendrier de
changement du système face à celui du G20.

Pour aider à élargir le front de mobilisation, un appel a été élaboré lors du FSM Dakar, qui est
ouvert à la signature des organisations, réseaux, mouvements en Europe désireux de
soutenir et rejoindre les mobilisations prévues en France. A Dakar, lors de l’assemblée de
convergence sur l’action G8 & G20, nous avons lancé un processus de travail international
vers ces mobilisations en mai et novembre. Les mobilisations de Deauville et Cannes nous
offrent une chance unique d’élever la voix des peuples face à la crise et les fausses solutions
des dirigeants mondiaux. Ces mobilisations nous appartiennent.

Nous, rassemblés à l’Assemblée Européenne de Budapest, soutenons
mobilisations face au G8 et au G20 en France.
(Une réunion de préparation G8-G20 se tiendra les 26 et 27 mars, à Paris)


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